Accompagnants des Élèves en Situation de Handicap : Stop au scandale d’une précarité entretenue par l’État !

Ce mardi 21 octobre 2021, les Accompagnantes et Accompagnants des Elèves en Situation de Handicap et les Auxiliaires de vie scolaire ont lancé un appel à la grève.

Les AESH en ont assez d’être la dernière roue du carrosse de l’Éducation Nationale conduit par M. Blanquer. Les AESH jouent un rôle primordial au sein de la communauté éducative. Ils sont au quotidien en première ligne afin de favoriser l’inclusion et l’égal accès de tous les élèves à l’éducation. Pour mémoire, notre système éducatif accueille plus de 420 000 élèves en situation de handicap pour 90 000 AESH.

Pourtant, le gouvernement reste encore et toujours hermétique à leurs justes revendications. Pire encore, par son absence d’actes forts, il entretient et nourrit la précarisation de milliers de personnes au sein même des établissements scolaires. L’école de MM. Macron et Blanquer n’est pas celle de l’inclusion. C’est l’école « Low-cost ».

Il est temps de mettre en place pour les AESH et Auxiliaires de Vie Scolaire un vrai statut et un vrai salaire . Un vrai statut qui sorte de la précarité des milliers de femmes et d’ hommes. L’ État doit créer un corps de fonctionnaire et titulariser, non multiplier les contrats précaires. Cette action doit aller de pair avec la mise en place d’une formation diplômante publique et la reconnaissance des compétences acquises ou à venir.

Il faut également une vraie hausse des salaires et un rattrapage du point d’indice. Il est scandaleux que l’État impose des temps partiels contraints et payent en moyenne les AESH 750 euros par mois !

Par ailleurs, la généralisation des Pôles Inclusifs d’Accompagnement Localisés (PIAL) a accéléré la dégradation des conditions de travail des AESH : la mutualisation des moyens a eu pour conséquence d’augmenter le nombre d ‘élèves suivis par chaque AESH, compliquant ainsi leur travail au quotidien. Cette organisation est à revoir complètement.

En tant qu‘élu régional mais également professeur, j’apporte tout mon soutien aux revendications des AESH et également des Auxiliaires de Vie Scolaire qui remplissent chaque jour avec dignité et détermination leurs missions au service de l’inclusion de tous les élèves. Nous continuons le combat à leurs côtés pour un statut stable et solide, des hausses de salaires et des conditions de travail dignes leur permettant d’aider, de progresser sur le chemin de l’inclusion et de la réussite éducative avec tous les élèves accompagnés.

Julien Poix, conseiller régional des Hauts-de-France,

Groupe Pour le Climat et et Pour l’Emploi, délégation LFI.

Contact : julien.poix@hautsdefrance.fr

Bilan #2 : séance du 23 septembre du conseil régional

Retrouvez ci-dessous mes interventions effectuées lors de la séance du Conseil Régional le 23 septembre 2021. Une séance lors de laquelle j’ai eu l’occasion de défendre la motion rédigée au nom du Groupe pour le Climat et l’Emploi pour demander un plan d’urgence régional contre l’amiante. La majorité de droite de M. Bertrand a rejeté cette motion mais nous avons tout de même obtenu la mise en place d’un groupe de travail sur l’amiante.

Un débat intense sur la question de la vidéosurveillance a animé les travaux de l’assemblée régionale. la bataille fût tout aussi intense au sujet du règlement intérieur qui définit pour 6 ans le fonctionnement du conseil régional. Le groupe Pour le Climat et Pour l’Emploi a déposé 96 amendements constructifs afin de rendre plus démocratiques et accessibles les débats d’une instance peu connue encore des habitants de notre région. Sans surprise, la majorité de droite du Président Xavier Bertrand a rejeté tous nos amendements en bloc.

Financement des équipements de vidéoprotection aux abords du pôle d’échanges de la gare de Béthune.

Monsieur le Président,

Le débat qui nous anime sur cette question est un débat politique. Nous ne le trancherons certainement pas aujourd’hui mais il est bon de rappeler les positions de chacun sur ce sujet qui n’est pas anecdotique. C’est un choix de société, un choix de civilisation face auquel nous sommes. Au delà de savoir combien de caméra de vidéo-surveillance il serait nécessaire de déployer à la gare de Béthune, c’est la question de l’efficacité des caméras qui est posée.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : Les caméras de vidéo-surveillance ont joué un rôle concret dans l’élucidation de 3 % des délits. Et encore, certaines études avancent des chiffres autour du 1 %. Le ratio/ rapport entre les sommes investies et élucidation des affaires est abyssal. Enfin, la question de la sécurité n’est pas une compétence régionale, nous l’avons assez rappelé pendant la campagne. Nous n’avons en outre aucun bilan global et consolidé sur toutes les subventions régionales accordées depuis des années par le conseil régional.

Nous privilégions l’humain d’abord en matière de sûreté ferroviaire. La question mérite d’être posée : pour une caméra posée, combien de poste dans les sociétés de sécurité sont supprimées ? Combien coûte un recrutement de policier municipal ? Ne serait-il pas pour les communes un investissement plus pérenne ? Par ailleurs la région n’a pas à suppléer les défaillances de l’État en la matière : faire croire que les caméras remplaceraient les postes de gendarmes ou de policiers supprimés sous la présidence de M. Sarkozy est illusoire ( 10 000 postes en moins qui n’ont pas été rattrapé). La vidéosurveillance est d’ailleurs souvent perçue par les gardiens de la paix comme une charge en plus, une tâche supplémentaire difficile à accomplir correctement du fait de leurs baisses d’effectifs .

C’est en réhumanisant les gares , en ouvrant les bâtiments parfois fermés ou désaffectés et en y créant des activités sociales ou économiques que nous apaiserons les abords. Les gares ne doivent plus être que des lieux de passage, de transit, elles doivent devenir des points de rencontre, des lieux de vie sociale.

Nous demandons par exemple la réouverture de toilettes publiques ET gratuite dans chaque gare. Il faut également les doter d’un point d’eau potable accessible à destination des publics divers ( promeneurs, familles, enfants). Réhumaniser pour apaiser plutôt que technologiser ou gadgétiser à outrance l’espace public, voilà notre ligne.

Nous voterons contre cette délibération.

Explication de vote motion déposée par le groupe Pour le Climat, pour l’Emploi, délégation écologiste et délégation insoumise.

Présentée par Julien Poix

Amiante dans les Hauts-de-France : un poison silencieux à éradiquer

Un constat terrible:

«  Il n’est pas possible de parler de l’amiante sans évoquer l’ampleur du drame sanitaire que représente l’amiante et qui dépasse largement me cadre national […]Nous devons faire preuve de volontarisme et de pragmatisme sur le sujet. Je sais que vous avez cet esprit d’écoute et de dialogue et que vous avez le souci de garantir la protection des victimes mais aussi de prémunir les générations futures à ce risque majeur » ces mots, ce sont les vôtres M. Bertrand. Vous étiez alors ministre de la santé et vous étiez auditionné par une commission du Sénat le 29 juin 2005. Ils sont encore valable aujourd’hui. Des mots nous devons à présent passer ensemble aux actes.

Notre région a payé le prix fort de la désindustrialisation. Aux conséquences sociales et économiques lourdes, s’est ajoutée une catastrophe sanitaire et humaine silencieuse : celle de l’amiante.

Les usines sont parties, mais celles et ceux qui les ont fait tourner pendant des années sont restées et ont gardé bien des années plus tard encore marqués dans leur corps.

Les pollutions industrielles sont l’héritage de la désindustrialisation.

La question de l’amiante fait partie de ce lourd héritage. Notre région comme la plupart des anciennes grandes régions industrielles est au premier rang des territoires concernés.

L’exposition à la fibre d’amiante peut entraîner à moyen et long terme : des plaques pleurales, des pleurésies, l’asbestose ( fibrose pulmonaire) et des mésothéliomes, cancers qui touchent la plèvre, le péritoine et le péricarde.

Malgré son interdiction depuis 1997, l’amiante est toujours présent sur nos lieux de travail, dans les habitations anciennes et dans notre environnement quotidiennement. C’est pourtant un cancérigène avéré responsable d’environ 2 600 à 6 500 morts chaque année dont la nocivité est établie et documentée scientifiquement depuis le début du XX ème siècle.

Selon le rapport n°37 du Sénat établi en 2005 par MM. Gérard Dériot ( Les Républicains) et Jean-Pierre Godefroy ( Groupe socialiste et républicain), l’amiante a tué près de 35 000 personnes en France entre 1965 et 1995. Le décompte macabre allant jusqu’à 100 000 morts sur la période 2005-2025.

Quelques chiffres édifiants : 93 % des hommes atteints d’un cancer de la plèvre ont été exposés à l’amiante. Le nombre de cancers liés à l’amiante chez les femmes a doublé entre 1998 et 2017.

Selon L’Organisation Internationale du Travail, 100 000 personnes meurent par ailleurs chaque année dans le monde des suites d’un empoisonnement à l’amiante.

La nécessite de l’action s’impose à différents niveaux. Le parlement européen vient de voter un rapport réclamant un plan d’action européen coordonné pour l’éradication de l’amiante.

De nos faiblesses, faisons une force

La région des Hauts-de-France doit agir dès le début de ce mandat pour lancer la lutte contre l’Amiante et tendre vers son éradication. Nous pouvons être à la pointe de ce combat en créant une filière des métiers de la dépollution.

Cette lutte dépasse les appartenances partisanes car elle la santé publique, notre patrimoine commun. L’amiante ne fait pas de distinction de classe et frappe tous les âges. Nous avons le devoir d’agir pour désamorcer cette bombe à retardement.

Nous vous proposons afin de coordonner nos efforts et de les articuler avec les partenaires indispensables que sont les collectivités locales de créer un groupe de travail régional sur la question de l’amiante.

Nous disposons pour agir de plusieurs leviers :

-celui de la formation d’abord, qui nous permettrait à travers le plan régional de formation de demander le développement de la filière des métiers de l’amiante et de la dépollution.

Désamianter et dépolluer nos territoires, c’est donner du travail pour des années à des ouvriers hautement qualifiés, des techniciens, des ingénieurs. C’est aussi permettre la reconquête d’anciennes friches industrielles en déshérences qui pourront à terme être remobilisées afin d’éviter l’artificialisation croissante des sols.

– au plan économique, en lien avec la question de la formation, la région des Hauts-de-France peut aider au développement d’un nouveau gisement d’emplois pérennes. La région pourrait ainsi aider à la mise en réseau des entreprises travaillant sur les questions de désamiantage et de dépollution en réfléchissant à la création d’un centre régional des métiers de la dépollution via une mise à disposition de locaux ou d’anciennes friches. Nous pourrions également nous fixer l’objectif d’accueillir dans notre région un centre d’inertage de l’amiante qui permet de neutraliser la dangerosité de ce matériau et d’éviter à tout prix l’enfouissage nocif pour l’homme et l’environnement.

Vous l’aurez compris, cette question de l’amiante est transversale. Elle concerne plusieurs commissions thématiques différentes :

-La commission « Au travail » pour ce qui touche aux questions de formation et de développement économique.

-La commission Santé pour ce qui relève des questions de prévention.

La région des Hauts-de-France peut être un acteur en pointe dans la lutte contre l’amiante 

Nous devons nous fixer comme objectif la création de filière d’emplois dédiés aux métiers de la dépollution. Notre stratégie doit se décliner en suivant 3 axes :

– Former les professionnels

– Évaluer et cartographier les pollutions

– Détruire la menace

Nous devons reconnaître l’urgence du problème de l’amiante et l’importance de l’enjeu sanitaire pour la région des Hauts-de-France et engager la création d’un groupe de travail transversal sur la question de l’amiante et des pollutions industriels regroupant élus, associations, collectivités locales, acteurs syndicaux et économiques. Ce groupe de travail se fixe comme objectif de réfléchir aux actions concrètes que la région peut soutenir, encourager et développer dans le secteur de la formation, du développement économique, de la prévention et de la protection de l’environnement afin d’éradiquer la menace de l’amiante.

Nous avons le devoir d’agir. Pour nos anciens morts de l’amiante, pour les malades actuels qui demande justice et sont le témoignage vivant de la dangerosité de ce matériau, nous avons la responsabilité en tant qu’élus d’agir pour empêcher que l’amiante continue de tuer. Cette offensive générale peut commencer dans les Hauts-de-France. Ce serait l’honneur de cette assemblée de dépasser les clivages politiques pour s’engager unie dans ce combat pour l’intérêt général humain.

Rassemblement à Thiant en hommage aux victimes de l’amiante ( 2018)

Motion du Conseil Régional des Hauts-de-France, séance du 23 septembre 2021

Amiante dans les Hauts-de-France : un poison silencieux à éradiquer

Présentée par Julien Poix

Pour le groupe Pour le climat et pour l’Emploi, délégation écologiste et délégation insoumise.

Le Conseil Régional des Hauts-de-France,

– vu le rapport d’information de MM. Gérard DÉRIOT ( Les Républicains) et Jean-Pierre GODEFROY (Groupe socialiste et républicain), fait au nom de la mission commune d’information n° 37 tome I (2005-2006) – 26 octobre 2005, précisant que l’amiante a tué près de 35 000 personnes en France entre 1965 et 1995 et que le nombre des décès est estimé à 100 000 morts sur la période 2005-2025 ;

– vu la directive 2009/148/CE du Parlement européen et du Conseil du 30 novembre 2009 concernant la protection des travailleurs contre les risques liés à une exposition à l’amiante ;

– vu le texte adopté le 14 mars 2013 par le Parlement européen sur les risques liés à l’amiante pour la santé au travail et sur les perspectives d’élimination complète de l’amiante encore existant ( P7_TA(2013)0093) ;

– vu le rapport d’opinion du Parlement européen déposé par la députée européenne Anne-Sophie Pelletier et adopté le 1er septembre 2021 portant sur la protection des travailleurs européens contre l’amiante ( Protéger les travailleurs européens (2019/2182 (INL)) ;

– vus les rapports successifs de l’Organisation Mondiale de la Santé indiquant que plus de 125 millions de personnes sont exposées au quotidien à l’amiante dans le monde ;

– vues les conclusions de l’Organisation Internationale du Travail qui estime que 100.000 personnes mourront chaque année dans le monde en raison de l’usage massif qui a été fait ou qui est encore fait de ce matériau ;

Considérant que malgré l’interdiction d’utilisation de l’amiante au niveau européen depuis 1999, l’amiante reste la première cause de décès liée à des maladies professionnelles et qu’elle touche également les particuliers par une augmentation continue des cancers et mésothéliomes liés à une exposition extra-professionnelle passive et limitée à l’amiante, par une augmentation des plaques pleurales, des pleurésies, de l’asbestose ( fibrose pulmonaire) qui touchent la plèvre, le péritoine et le péricarde ;

Considérant que malgré son interdiction depuis 1997 en France, l’amiante est toujours présent sur nos lieux de travail, dans les habitations anciennes et dans notre environnement, qu’elle est un cancérigène avéré responsable d’environ 2 600 à 6 500 morts chaque année dont la nocivité est établie et documentée scientifiquement depuis le début du XXème siècle ;

Considérant la dangerosité de l’amiante qui a tué près de 35 000 personnes en France entre 1965 et 1995, que l’estimation du nombre de décès par le Haut-conseil de la santé publique est estimé à 100 000 morts sur la période 2005-2025, que 93 % des hommes atteints d’un cancer de la plèvre ont été exposés à l’amiante et que le nombre de cancers liés à l’amiante chez les femmes a doublé entre 1998 et 2017 ;

Considérant l’importance de la question de l’amiante dans une région industrielle qui doit vivre avec les conséquences des pollutions héritées, considérant que la région des Hauts-de-France présente un des taux de friches les plus polluées d’Europe ;

Considérant la dangerosité pour l’homme et l’environnement de l’enfouissement de l’amiante et son impact lourd sur la santé publique régionale ;

Considérant qu’il est nécessaire d’améliorer et de pérenniser un dialogue coordonné entre la région, les collectivités locales, les acteurs associatifs, syndicaux et économiques concernés ;

Considérant qu’il est du devoir lu conseil régional d’aider et d’accompagner les associations des victimes de l’amiante,

Considérant la nécessité de renforcer et de développer à travers le plan de formation régional de nouvelles formations dédiées aux métiers du désamiantage et plus largement aux métiers de la dépollution, qu’Il s’agit de développer un secteur économique d’avenir, un important gisement d’emplois ;

Considérant que le région peut encourager et faciliter la collaboration entre les acteurs de la lutte contre l’amiante et les autres pollutions industrielles en passant par exemple par le développement d’un centre régional consacré aux métiers et aux techniques de la dépollution, par la mise à disposition d’un lieu favorisant la synergies des formateurs et des entreprises œuvrant dans ce secteur ;

Considérant la multiplication récente des dépôts sauvages d’amiante sur le territoire régional ( Fâches-Thumesnil (59), Saint-Amand-Les-Eaux (59), Licques (62), Vred ( 59), Savy (02)) et l’absence au niveau régional d’outils pour détruire et rendre inoffensive l’amiante par inertage, cette technique étant encore aujourd’hui à développer : une seule usine, à Morcenx (Landes), avec une seule torche à plasma, ne traite que 12 000 à 15 000 tonnes d’amiante par an, à comparer aux quelques 20 millions de tonnes de ce produit encore présentes au niveau national dans les divers établissements recevant du public ;

Considérant que la région peut agir dans son champ de compétence sur la question de l’amiante au niveau de la prévention, de la formation professionnelle, de la protection de l’environnement et du développement économique ;

Par la présente motion les élues et élus du Conseil Régional des Hauts-de-France :

– reconnaissent l’urgence du problème de l’amiante et l’importance de l’enjeu sanitaire pour la région des Hauts-de-France.

– engagent la création d’un groupe de travail transversal sur la question de l’amiante et des pollutions industrielles regroupant élus, associations, collectivités locales, acteurs syndicaux et économiques. Ce groupe de travail se fixe comme objectif de mettre en réseau les acteurs du dossier et de réfléchir à la mise en place au cours de l’année d’actions concrètes que la région peut soutenir, encourager et développer dans le secteur de la formation professionnelle, du développement économique, de la prévention et de la protection de l’environnement afin de travailler à l’éradication de l’amiante.

Pour toutes questions ou pour me contacter, n’hésitez pas à m’envoyer un mail à cette adresse :

julien.poix@hautsdefrance.fr

Friche Saint-Sauveur: Vers une première victoire citoyenne

Dans le dossier de la friche Saint-Sauveur à Lille, le rapporteur vient de rendre un avis qui résonne comme un signal d’espoir : le projet actuel n’est pas reconnu d’intérêt général.

Lors des élections municipales la liste « Décidez Pour Lille » et la France Insoumise défendaient avec les associations un autre Saint-Sauveur : un grand parc urbain intégrant les équipements culturels existants et s’ouvrant sur la ville, un espace co-construit et animé par les citoyens.

La décision du rapporteur public valide les arguments avancés depuis des années par les associations et les collectifs citoyens. Elle ouvre une fenêtre sur l’espoir. La décision du tribunal administratif qui sera rendue ce jeudi marquera également un tournant dans le dossier de la Friche Saint-Sauveur.

Aujourd’hui comme demain, la France Insoumise, ses militants et ses élus se tiendront aux côtés de celles et ceux qui luttent pour une ville désintoxiquée du béton et de la croissance infinie. Le projet doit définitivement être remis à plat. Écrivons à présent une nouvelle page de l’histoire de Saint-Sauveur qui doit devenir un lieu où les habitants pourront se construire en tant que citoyen acteur de la cité, un lieu où ils pourront tisser les liens de la société solidaire que nous devons construire afin de répondre à l’urgence climatique, démocratique et sociale.

Les élues et élus insoumis du Conseil Régional des Hauts-de-France réaffirment à nouveau leur entier soutien aux associations. Ils resteront vigilants et s’opposeront à tous les grands projets inutiles qui pourraient s’implanter sur le territoire des Hauts-de-France. Le coup d’arrêt citoyen à cette vision dépassée de l’aménagement du territoire peut être donné ici, à Lille.

Lille est devenue depuis des années un gigantesque îlot de chaleur. Lille, avec les associations et les citoyens peut devenir « Lille de l’espoir citoyen et écologique ».

Julien Poix, ex-tête de liste « Décidez pour Lille »,

conseiller régional des Hauts-de-France.

Contact : julien.poix@hautsdefrance.fr

L’Etablissement Public de Santé Mentale de Bailleul doit vivre!

Lors de la campagne des régionales, je me suis rendu à Bailleul afin de rencontrer la délégation intersyndicale de l’Etablissement Public de Santé Mentale de Bailleul. Avec plusieurs candidats j’étais venu apporter mon soutien à leur mobilisation pour un service de santé de qualité accessible à toutes et à tous.

Plusieurs mois ont passé et l’Agence Régionale de la Santé n’a toujours pas fourni la moindre réponse aux salariés de l’EPSM de Bailleul. Ce mutisme est scandaleux. Beaucoup de membres du personnel sont à bout de force physiquement et nerveusement face à l’océan des incertitudes.

Visite de soutien au personnel de l’EPSM de Bailleul lors de la campagne des régionales en juin 2021

Les conseillères et conseillers régionaux de la France Insoumise dans les Hauts-de-France renouvellent leur plein soutien et vont interpeller avec le groupe Pour le Climat et pour L’Emploi le Président de région, Xavier Bertrand.

L’EPSM de Bailleul doit vivre !

Ce jeudi 16 septembre le personnel de l’établissement public de santé mentale des Flandres de Bailleul se mobilise afin d’interpeller l’opinion publique et l’Agence Régionale de la Santé sur l’avenir de leur site.

En effet, une trentaine de lits vont fermer et une autre trentaine vont être transférés sur le site d’Armentières. A terme, avec la baisse du nombre de médecins psychiatres, c’est l’avenir même de la structure qui est engagé.

La demande de soins en matière de santé mentale a pourtant fortement augmenté avec la cirse du Covid 19. Des publics de plus en plus jeunes ont besoin d’un suivi adapté, d’un suivi de proximité que l’EPSM de Bailleul est tout à fait en capacité de leur offrir. C’est un outil de santé publique précieux. Il est inadmissible que sa pérennité soit remise en cause. Il y a un décalage choquant entre la réalité et le manque d’investissement chronique de l’État qui continue ses économies sur le dos de la santé mentale des Français.

En soutien au personnel de l'EPSM de Bailleul avec Karima Delli, présidente du groupe Pour le Climat et pour L'Emploi au Conseil Régional des Hauts-de-France

Les élu-es de la France Insoumise au conseil régional renouvellent leur entier soutien au personnel de l’EPSM de Bailleul. La région Hauts-de-France doit agir pour aider au maintien et au développement de l’EPSM de Bailleul. Elle doit officiellement interpeller l’ARS et les pouvoirs publics concernés : la baisse constante des budgets est l’une des causes des difficultés de l’EPSM de Bailleul. Il faut également lancer une grande réflexion collectivité sur l’attractivité des études de psychiatrie.

C’est une question de justice sociale et d’égalité dans l’accès aux services publics sur tout le territoire de la région et en particulier pour nos concitoyens qui résident dans le périurbain ou le rural.

Les conseillères et conseillers régionaux de La France Insoumise, groupe Pour le Climat et pour l’Emploi.

Bilan #1 de la séance plénière du 20 juillet 2021

Le conseil régional des Hauts-de-France s’est réuni ce 20 juillet 2021 en séance plénière.

Nous avons déposé notre groupe technique. Il s’appelle « Pour le Climat et pour L’Emploi, délégation écologiste et délégation insoumise ». Il se compose de 15 élu-es : 8 membres d’EELV, 1 élu Génération.s, et 6 élu-es de la France Insoumise.

Au programme de la séance du 20 juillet 2021: une trentaine de délibérations ont été abordées. La mise en place du dispositif « permis de conduire financé », la question des licenciements chez Flunch, la situation de l’entreprise Liberty Acoval, le compte de gestion et le compte administratif ont été évoqués lors des débats.

  1. La situation sociale chez Flunch: dans les Hauts-de-France, 2 restaurants menacés à Lille et Aulnoy-Lez-Valenciennes

Le groupe Mulliez qui est propriétaire de l’enseigne Flunch a annoncé au début de l’année la destruction de 900 emplois partout en France. Dans les Hauts-de-France, les restaurants de Lille et d’Aulnoy-Lez-Valenciennes vont fermer). Alors que le groupe Mulliez a été littéralement arrosé d’argent public notamment via le CICE c’est à nouveau le salarié qui trinque. Une fois de plus, les salariés sont les dindons de la farce sociale et Les actionnaires flunchent sur le dos des travailleurs. Les élus insoumis seront toujours aux côtés des salariés victimes de la duplicité et des investissements hasardeux du groupe de restauration AGAPE, propriété des Mulliez.

2) Proposition d’amendement sur la Charte régionale de la Laïcité

Proposition d’un amendement sur la charte régionale de la Laïcité

Annexe du règlement budgétaire et financier

Ajout  ( fin de la page 32)

« L’égalité de tous devant la loi, sans distinction d’origine, de race ou de religion, de genre ou d’orientation sexuelle »

La signature de la charte régionale de la laïcité permet de rappeler leurs engagements aux associations et structures qui reçoivent des subventions régionales. Face à la multiplication des actes homophobes ou transphobes , il apparaît essentiel de rappeler que la région des Hauts-de-France ne tolère aucune forme de discriminations et qu’elle conditionne ses aides au respect plein et entier des individus et de leur identité.

Vote 

Pour : 26 Contre : 110 NPPV : 31

3) Amendement sur la question des aides publiques et remises de créance faites à Liberty Ascoval

Délibération 2021.01627 Réaménagement du prêt accordé à la société Liberty Ascoval à St Saulve (59) C04

AMENDEMENT 11

PORTÉ PAR : Les 6 conseillers régionaux insoumis des Hauts-de-France

PRÉSENTÉ PAR : Julien Poix

TITRE : Ajout de conditionnalités à l’abandon des prêts

Parce nous défendons l’emploi local et durable, nous , ne pouvons accepter que l’ère des chèque en blanc aux grandes entreprises se poursuivent sans contre-parties aucunes. Les collectivités socialisent les pertes du privé pendant qu’il privatise les profits. Au final les plans de sauvetage sans conditionnalité se succède et les salariés sont les dindons d’une nouvelle farce sociale. Pour rappeler l’extrême-vigilance du conseil régional sur ce dossier, nous demandons des garanties au groupe Saarsthal et nous proposons l’amendement suivant :

OBJET : Après le premier alinéa, ajouter l’alinéa suivant :

« Le groupe Saarsthal s’engage à ne procéder à aucun licenciement, et à maintenir et diversifier l’activité de Liberty Ascoval pour les 5 prochaines années à compter de la date effective d’abandon de la créance. »

Vote 

Pour : 28 Contre : 109 Abstention : 1 NPPV : 31

4) Délibération sur le compte administratif : un investissement insuffisant dans les lycées

Monsieur le président, chers collègues ,

Les lycées sont les fondations de notre avenir.

A la lecture des comptes ils nous apparaît que les investissements dans les lycées ne sont pas à la hauteur des enjeux.

Le budget des lycées à en effet perdu 15 millions d’euros par rapport à celui de 2015. 

Il y a une baisse du volume annuel moyen des financements d’investissement dans les Lycées : 157 millions entre 2018 et 2021 contre environ 200 millions d’euros en moyenne sur la période 2011-2015.

Cette situation est inacceptable et fragilise notre capacité à assurer l’avenir de notre région des hauts de France.

Le CESER mentionne un effort d’investissement de … 5 millions d’euros. On est loin du compte quand on sait qu’un lycée de 1000 élèves en coûte en moyenne 50 millions. On est loin du compte quand on sait que notre région compte 262 lycées publics, 113 lycées privés, 66 lycées agricoles privés et publics .

Par ailleurs, l’avis du CESER fait remarque un manque de transparence que les investissements. Cette situation met en lumière l’opacité régionale en matière d’organisation des budgets.

Par conséquent, dans un soucis de compréhension et de transparence nous souhaitons savoir :

-pourquoi les investissements effectués dans les lycées publics sont-ils aussi faibles ?

– Quelle politiques, quelle stratégie comptez-vous mettre en place M. Le président pour aider les lycées à assurer dignement leurs missions de service public ? 

5) Délibération sur la mis en place par la région des Hauts-de-France du dispositif « Permis de conduire financé»

La région des Hauts-de-France propose de financer à hauteur de 90% le coût du permis de conduire. Les élu-es de la France Insoumise ont voté favorablement cette proposition en apportant des remarques et en interpellant l’exécutif sur la nécessité de développer en parallèle les transports en commun et la gratuité dans tous les territoires.

Monsieur le président, chers collègues,

Nombre des habitants des Hauts-de-France souffrent de l’enclavement, de l’assignation à résidence dans leur vie quotidienne. Cette absence de mobilité est un handicap au moment d’entamer une carrière professionnelle ou une recherche d’emploi.

Je me souviens de cet habitant de Douchy-lez-Mines dans le Denaisis : il avait obtenu après une longue période de chômage un entretien chez Toyota Valenciennes à Onnaing mais n’avait pu prendre son poste, n’ayant pas le permis ni les moyens de le passer. Faute de desserte de transport en commun, il devait partir la veille pour arriver à l’embauche le lendemain matin.

La proposition de subventionner et de financer le permis peut donc aider et faciliter le retour à l’emploi dans des bassins sinistrés économiquement.

Les élus insoumis formulent cependant plusieurs remarques :

-nous pensons que le dispositif expérimental devrait être ciblé sur des zones géographiques précises (enclavement, absence de maillage de transport en commun) en fonction de critères sociaux économiques précis ( taux de chômage, taux d’insertion dans l’emploi…) et non pas être seulement ouvert aux mille premiers dossiers qui seraient ainsi engagés dans une course concurrentielle, une logique du « premier arrivé, premier servi »

Par ailleurs, en parallèle de ce dispositif d’aide régional, il est indispensable de continuer à déployer une offre et un maillage de transports publics dans tous les territoires. Nous devons aussi encourager les collectivités à franchir le pas de la gratuité des transports comme à Dunkerque, Calais.

La région doit accompagner et travailler dans ce sens les collectivités locales et les acteurs économiques afin notamment de mieux penser les dessertes des zones d’activités et zones industrielles souvent déconnectées des transports urbains et interurbains.

Il est aussi de notre devoir d’encourager le développement des ramassages d’entreprises qui permettent ainsi aux salariés de bénéficier de navettes et liaison organisées par leur employeur. Celles-ci pouvant se connecter et s’articuler sur les pôles d’échanges existants.

M. Mulliez fait « fluncher » les actionnaires et les salariés payent l’addition

C’est une nouvelle annonce lourde de conséquences qui vient de tomber : l’entreprise Flunch s’ apprête à supprimer 900 emplois. Intégrée à la galaxie Mulliez, Flunch est confrontée à une grave crise. Dans le Nord, les restaurants de Lille Flandres et d’Aulnoy-Lez-Valenciennes sont menacés.

Pourtant, en 2017 le chiffre d’affaires du groupe Agapes auquel appartient Flunch atteignait 757 millions d’euros. Aujourd’hui encore, le groupe Agapes ( Flunch, les 3 brasseurs, O’Sushi , le Petit Cuisinier, Pizza Pai, Amarine, So good, Il Ristorante) demeure le 3ème groupe de restauration.

Le crise COVID 19 et la baisse du chiffre d’affaires engendrée par la pandémie n’explique pas tout. L’entreprise a fait de mauvais choix de développement depuis plusieurs années en tentant une aventure hasardeuse et coûteuse à l’étranger et n’a pas assez investi dans ses restaurants. Le groupe Mulliez a abondamment bénéficié du CICE et des cadeaux fiscaux de l’État. Pour quels résultats ? Au final, les salariés passent toujours à la caisse pour payer l’addition salée de l’improvisation et des approximations patronales.

Les élu-es de la France Insoumise au conseil régional des Hauts-de-France apportent tout leur soutien aux salariés des restaurants de Lille et d’Aulnoy-Lez-Valenciennes ainsi qu’aux 900 employés menacés par le chômage.


Face à ce nouveau naufrage économique et social tous les acteurs politiques doivent prendre leurs responsabilités. L’État et les collectivités doivent déployer tous les moyens nécessaires pour accompagner les salariés dans la reprise en franchise ou en coopérative des restaurants menacés. Avec la volonté politique, on peut enrayer la machine à broyer des vies : la reprise par la mairie de Marseille de l’ex-MacDonald’s du quartier Saint-Barthélemy nous montre qu’il est possible de faire vivre l’emploi sans les multinationales profiteuses du système.

Pour la délégation insoumise au conseil régional des Hauts-de-France,

Julien Poix

De l’air pour la culture: c’est vital!

Le nombre de théâtres et de salles de spectacles occupés par les travailleuses et s de la culture ne cesse de croître. Depuis le jeudi 11 mars, c’est le Théâtre du Nord à Lille qui est devenu un lieu de luttes, de débat, d’échanges pour toute une profession abandonnée dans l’incertitude depuis des mois. Le lundi 15 mars, c’est au tour du théâtre Sébastopol de devenir une agora citoyenne à l’initiative du monde de la culture.

Ce mouvement lancé par l’occupation du théâtre de l’Odéon à Paris donne le signal du réveil des consciences. Oui, la culture est vitale. La culture, celles et ceux qui la font vivre et prendre corps, ne sont pas les simples « valeurs ajoutées » ou« services superflus » de la société de consommation. Ce mouvement qui s’épanouit en même temps que le printemps est la conséquence des tergiversations et des improvisations du trio Macron-Castex-Bachelot.

La France Insoumise salue et soutient les femmes et les hommes du monde de la culture qui s’organisent pour reprendre leur destin en main et pour se réapproprier leurs lieux de travail. Ils nous adressent un message clair : la culture est au cœur du projet d’émancipation républicaine.

Occupation du théâtre Sébastopol à Lille- 15 mars 2021

Nous appuyons les revendications des syndicats et des coordinations de travailleurs du secteur culturel. Avec eux, la France Insoumise demande  un plan d’urgence pour préparer la sortie de crise autour d’axes forts :

-planifier la réouverture des lieux culturels ( théâtres, salles de spectacles, musées, cinémas) en expérimentant des protocoles stricts et renforcés. Beaucoup de structures sont prêtes à les mettre en application. Ces protocoles peuvent s’inspirer d’expériences déjà mises en œuvre  en Espagne par exemple ( Ventilation, test antigénique, traçage …)

prolonger « l’année blanche » et élargir ce dispositif à toutes les travailleuses et travailleurs du secteur.

supprimer la réforme destructrice et inégalitaire de l’assurance chômage.

organiser au niveau régional et au plus vite des Etats-Généraux de la culture. Par ailleurs, il faut débloquer un soutien financier conséquent pour toutes les structures culturelles et compagnies régionales. Enfin, il est vital que la région relance dans les mois qui viennent la commande publique et renforce les liens entre professionnels de la culture et les lycées en leur facilitant l’accès aux locaux et aux publics.

Un citoyen ne peut se résumer au statut de consommateur. Il a besoin de la culture qui irrigue la société. Aller au spectacle, au cinéma, au musée c’est s’ouvrir au monde et le rendre intelligible : il est temps de déconfiner les esprits !

Julien Poix et Françoise Dupont-Cunin,

chef.fes de file de la France Insoumise dans le Nord pour les élections régionales

Démocratie locale: stop au saupoudrage!

Démocratie locale : stop au saupoudrage, pour une vraie boite à outils citoyenne! 

La majorité municipale de Martine Aubry annonce l’octroi aux lilloises et lillois d’un « droit de referendum local ». Si on regarde plus précisément les choses , on s’aperçoit que ce droit nouveau n’en est pas un. En effet, ce « nouveau droit » est prévu par la loi depuis des années!

Par ailleurs, le processus d’organisation et le seuil de déclenchement prévus pour ce referendum local sont beaucoup trop contraignants. Le referendum de la mairie apparaît comme un mirage démocratique inatteignable. 

La France Insoumise Lille propose la mise à disposition d’une boite à outils démocratique favorisant l’implication de toutes et de tous dans les affaires de la cité. 

Nous proposons: 

-La mise en place d’un véritable référendum d’initiative citoyenne avec une mise au débat du mécanisme et du seuil de déclenchement. 

-La mise en place d’un conseil sanitaire ouvert aux partis, associations et citoyens afin de favoriser l’implication de toutes et tous dans la gestion de la crise sanitaire actuelle. 

-La démocratisation des conseils de quartier: transformation en tables de quartier ouvertes aux citoyens-résidents et aux acteurs associatifs, culturels et associatifs du quartier.

-L’aménagement d’un temps d’expression citoyenne au sein du conseil municipal (avec l’aménagement d’une suspension de séance par exemple). 

La mise en place du dispositif « mairie ouverte »  avec l’accueil sans rendez-vous des lilloises et lillois sur des temps adaptés à leurs besoins. 

Les habitant-es de Lille  veulent pouvoir s’impliquer dans la vie de la cité autrement qu’en votant tous les 6 ans. Le temps des mesures cosmétiques est fini. Il est temps de mettre à disposition des leviers favorisants l’implication citoyenne du plus grand nombre afin qu’ils puissent enfin décider pour leur quartier et leur ville.

Retrouvez la proposition de loi sur le Référendum d’Initiative Citoyenne déposée par le groupe parlementaire de la France Insoumise à l’Assemblée Nationale en 2019:  

https://lafranceinsoumise.fr/assemblee-nationale/niche-parlementaire-du-21-fevrier-2019/proposition-de-loi-sur-le-ric/

https://lafranceinsoumise.fr/2019/02/22/discussion-de-la-proposition-de-loi-ric-reponses-du-rapporteur/

Régionales : Investiture des chef-fes de file dans le Nord

Depuis 5 ans, un duel mortifère se joue entre la droite et l’extrême-droite au conseil régional des Hauts-de-France. La démarche que nous lançons avec la France Insoumise a un objectif : faire revenir au conseil régional le camp du progrès, les représentants du peuple, les salariés, les ouvriers, les sans-emplois, les jeunes…C’est cet objectif qui a présidé au lancement du collectif « Hauts-de-France Populaires » animé par nos chef-fes de file régionaux, Evelyne Becker, conseillère municipale à Amiens et Ugo Bernalicis, député du Nord.

Il est urgent de construire pour les habitants des Hauts-de-France un bouclier social et sanitaire . Nos priorités sont claires :

  • Nous voulons une région qui prenne soin de ses habitant-es , qui améliore la santé de toutes et tous en développant les services publics, la recherche, et la formation. Nous voulons une région qui propose de grandes campagnes de dépistage et la décontamination de notre territoire marqué par les pollutions industrielles ( amiante, plomb, glyphosates…)
  • Nous voulons une région qui protège et redéploie les services publics , qui refuse la privatisation du rail et développe les réseaux de transport en commun, une région qui œuvre pour leur gratuité.
  • Nous voulons une région de l’emploi durable : pour combattre la crise économique et sociale tout en préparant notre région à la bifurcation écologique, développons les formations et emplois du futur : agriculture paysanne et bio, éolien, solaire, logistique durable, métiers de la santé et de la dépollution…
  • Nous voulons une région plus démocratique  qui expérimente le droit de pétition, la révocation des élus, le référendums d’initiative citoyenne régionaux, la généralisation des budgets citoyens…

Dans le Nord, la France Insoumise a investi ses chef-fes de file . Ils ont pour mission de rechercher le rassemblement des forces qui se retrouvent autour des mêmes objectifs, d’animer la campagne et de porter les propositions programmatiques pour construire des Hauts-de-France populaires .

C’est avec fierté et responsabilité que je reçois l’investiture de la France Insoumise comme chef de file du département du Nord pour l’élection régionale de juin 2021. C’est également un grand plaisir de travailler à nouveau avec mon amie et camarade Françoise Dupont-Cunin qui sera une digne représentante du Valenciennois.

Ugo Bernalicis et Evelyne Becker ( au centre) avec les militant-es de la France Insoumise lors du rassemblement contre le grand projet inutile « Tropicalia » à Rang-du-Fliers ( 62), le 6 février 2021.

Les chef-fes de file de la France Insoumise dans le département du Nord pour l’élection régionales:

Julien Poix
35 ans, né à Valenciennes, il vit à Lille.

Je suis enseignant en histoire-géographie en collège à Saint-Amand-les-Eaux . Membre de la France Insoumise depuis sa création, j’ai été candidat aux élections législatives de 2017 dans le Valenciennois puis tête de liste du collectif « Décidez Pour Lille » soutenu par la France Insoumise lors des élections municipales de 2020 à Lille.

Je suis également militant syndical et à adhérent à ATTAC. Je m’intéresse plus particulièrement aux dossiers du logement, de l’amiante, des pollutions industrielles et du développement des services publics.

Photo de Stéphane Burlot

Françoise Dupont-Cunin

61 ans, mariée,  mère et grand-mère.
Je vis à Trith-Saint-Léger dans le Valenciennois.

J’ai travaillé en collectivité locale comme cantinière.

Je suis très impliquée dans la vie associative de sa ville, et je suis actuellement bénévole dans une maison de quartier pour aider à l’accompagnement scolaire. J’ai aussi donné des cours d’alphabétisation.

Je suis membre du Parti de Gauche dont co-secrétaire départementale.

En 2017, j’ai été candidate aux législatives dans la 19eme circonscription du Nord.

Pour soutenir la démarche et construire les Hauts-de-France Populaires c’est ic : www.hautsdefrancepopulaires.fr

Logement: l’urgence de la réquisition

Le droit au Logement : toujours une urgence vitale !

La question du logement reste une urgence vitale pour des milliers de personnes à Lille et dans la métropole lilloise. Le dernier article de La Voix du Nord relatant l’expulsion des personnes qui occupaient un immeuble vacant sur le site de Saint-Sauveur nous le rappelle : l’accès à un logement digne est un droit fondamental qui n’est toujours pas garanti.

La France Insoumise avait fait le choix de placer le logement au cœur de sa campagne municipale. Aujourd’hui, plus que jamais, la question demeure d’actualité. Aussi, nous lançons un appel solennel à la mairie de Lille et aux bailleurs sociaux pour soutenir 3 mesures d’urgence :

-Demander la réquisition, l’ouverture et la mise en état des bâtiments publics vides qui appartiennent aux administrations et à l’État afin d’y loger en urgence les personnes sans-abris. La ville de Montreuil l’a fait dans le passé, pourquoi pas Lille ?

-Soutenir la proposition de la Confédération Nationale du Logement ( CNL) qui demande la gratuité des loyers du CROUS pour les étudiants. Il faut également demander la suspension des loyers étudiants chez les bailleurs privés.

-Demander aux bailleurs sociaux la suspension des loyers dans les HLM durant toute la période d’État d’urgence sanitaire.

Madame Aubry, en cette période où la crise sanitaire plonge nombre d’habitantes et d’habitants dans une grande précarité, vous avez le pouvoir et le devoir de lancer un grand débat municipal et national sur ces questions brûlantes.

Pour la France Insoumise Lille,

Julien Poix

Je vous invite à signer massivement et à partager cette pétition lancée par les associations aidant les personnes sans-abris présentent depuis des mois sur le site de Saint-Sauveur. Il faut interpeller la préfécture et la mairie de Lille: https://www.change.org/p/la-maire-de-lille-pour-les-46-personnes-exil%C3%A9es-de-la-friche-st-sauveur-lille-des-logements-maintenant?signed=true

Lille: Plusieurs baraquements détruits par le feu, dans un camp de migrants  de la friche Saint-Sauveur
photo La Voix du Nord.

Tropicalia : stop au délire anti-écologique et anti-social !

Le projet pharaonique de serre tropicale prévu sur le littoral du Pas-de-Calais est un absurdité écologique, économique et sociale. Avec « Tropicalia » c’est 9,3 hectares de terres agricoles qui vont disparaître. Un parking de 850 places est annoncé renforçant encore un peu plus l’artificialisation des terres. Par ailleurs, le site est calibré pour accueillir 500 000 visiteurs par an : un flux de voitures et de bus conséquent qui viendra renforcer l’engorgement des axes routiers locaux et régionaux.

Comme feu Europacity, « Tropicalia » incarne bien cette génération de grands projets inutiles que nous devons combattre. Aberrants sur le plan écologique et humain, ils le sont aussi sur le plan économique en prônant un modèle de tourisme de masse dépassé, axé sur la surconsommation de biens et d’énergies.

La France Insoumise soutient les associations qui demandent l’annulation de ce projet archaïque et réaffirme son opposition à ce type de grands aménagements entrepris sans concertation ni réflexion réelles. La France Insoumise appelle donc les citoyennes et citoyens à rejoindre la mobilisation initiée par un collectif d’habitants et d’associations le 20 décembre à 12H30 à proximité du site prévu pour ce projet.

Tropicalia coûte 50 millions d’euros. La région Hauts-de-France s’est engagé à prêter 2 millions d’euros et à réaliser de nombreux aménagements d’accès : L’argent public dépensé serait bien mieux investi dans la planification écologique, le développement de l’agriculture paysanne, la préservation de la biodiversité locale et l’isolation des logements privés qui en ont bien besoin dans la région Hauts-de-France. Il faut changer notre modèle de consommation et ce type de lieu n’encourage en rien les nouvelles pratiques que nous devons adopter pour mettre en œuvre la transition écologique et sociale.

Pour l’Espace des Luttes de la France Insoumise dans le Nord,

Julien Poix

Pour contacter le collectif d’associations et de citoyens : collectifnonatropicalia@gmail.com

Faire battre le cœur des Hauts-de- France : l’emploi et la santé avant tout !

Notre région Hauts-de-France se trouve à nouveau au cœur de la tempête sociale. Les premières lames de fond post-covid s’abattent. L’automne vient à peine de commencer que les plans de licenciements se multiplient.

C’est Cargill à Haubourdin où j’accompagnais début septembre Jean-Luc Mélenchon, Adrien Quatennens et Ugo Bernalicis pour soutenir les salariés.

C’est Agfa à Pont-à-Marcq, Auchan, et enfin Bridgestone à Béthune. Toute l’hypocrisie et le cynisme du capitalisme du « monde d’après » éclate au grand jour.

A Bridgestone, on licencie même par vidéo. Aboutissement honteux du management 2.0.

Face à cette océan rempli de naufragés du travail, de laissés pour compte, nous avons un devoir. Réarmer le bras de la puissance publique, protéger les salariés et planifier la relocalisation de nos activités. Un concert de pleurs accompagne le cercueil de l’emploi : Bruno Lemaire, Elisabeth Borne, Xavier Bertand, Jean Castex… Ils sont tous responsables de la désindustrialisation de notre pays. Nous sommes pour notre part depuis bien longtemps conscient de la perversité du système économique actuel reposant sur le libre-échange destructeur et cynique.

Notre première mission : refaire de la région, une région de l’emploi pour toutes et tous.

Notre région est en décalage par rapport au taux de chômage national et continue de payer l’addition d’une désindustrialisation radicale: Presque 10 % sur l’ensemble de la région, avec une pointe à plus de 11 % dans le département de l’Aisne.

Pourtant, des gisements d’emplois existent : L’économie de la mer connecté à un tissu industriel rénové et durable, l’agriculture paysanne et biologique sont des pistes à suivre.

Il faut pour cela développer une stratégie industrielle durable au long cours. La région doit amorcer et lancer un processus de planification économique. Si l’on doit relocaliser la production industrielle, il faut commencer par former. Nous avons besoin d’ouvriers, de techniciens, d’ingénieurs spécialistes de l’éolien, du solaire, du recyclage, de la dépollution.

Nous pouvons aussi par exemple faire des Hauts-de-France une région tournée vers l’agriculture bio. Il est indispensable pour ce faire d’agir pour la formation et pour favoriser l’acquisition de terre et l’installation de nouveaux maraîchers et agriculteurs. Est-il acceptable que la métropole lilloise ne possède par exemple qu’une formation publique en maraîchage bio réduite à moins de 20 places ?

Visite du lycée agricole de Lomme

C’est en développant les formations aux métiers du futur que nous pourrons faire avancer les Hauts-de-France sur la voie de la transition écologique et sociale.

La crise du COVID nous amène à repenser nos circuits, nos habitudes de consommation. Il en va de même pour le secteur du tourisme qui est amené à se transformer. Il faut rompre avec le tourisme de masse destructeur et polluant, développer et encourager le tourisme local et responsable . Notre région a en sa possession des atouts touristiques de premier ordre. Ainsi à l’été 2019, le nombre de nuitées dans les Hauts-de-France a augmenté de 7,5 %. On note une forte progression des touristes résidentiels ( + 9,5%) tandis que le nombre de touristes étrangers augmentait de 2, 1 %. Cette hausse est très importante dans les départements de l’ex- région Picardie. Tourisme vert, tourisme de la mémoire avec les champs de bataille de la Grande Guerre, tourisme balnéaire et littoral forment une offre complète et diversifiée. Nous avons les cartes en main pour devenir une grande région de tourisme durable!

C’est en planifiant le développement ces secteurs porteurs d’emplois d’avenir que nous pourrons faire avancer les Hauts-de-France sur la voie de la transition écologique et sociale.

Notre ambition : faire des Hauts -de-France la région de la santé pour toutes et tous

Dans notre région, très humanisée et marquée par les activités humaines polluantes, nous payons la double peine : nous sommes une région au très faible couvert forestier et nous cumulons des pollutions industriels lourdes.
La cas de l’amiante est particulièrement évocateur. J’en ai déjà parlé longuement au moment de la campagne européenne lors de laquelle j’étais candidat. Ce problème est une bombe sanitaire silencieuse. Les dérobades du gouvernement sur ce dossier sont honteuses et insultent la mémoire des sacrifiés de l’amiante.

Je propose que nous prenions le problème à bras le corps : en 6 ans nous pouvons faire de notre région, une région sans amiante. Il nous faudra articuler notre action avec les conseils départementaux, les instances sanitaires régionales et nationales. Il sera aussi nécessaire de solliciter l’échelon européen pour mener la bataille.

Mettre fin au scandale de la mort silencieuse, voilà l’ambition. Des milliers de tonnes d’amiante dorment encore chez les particuliers et au sein des bâtiments publics. Nous pouvons développer un secteur économique porteur d’emplois : les opérations de désamiantage nécessite un savoir-faire bien précis, sa destruction demande de développer des structures industrielles de pointe. Au delà de la question de l’amiante, il nous faut aussi affronter et réduire les conséquences de nombreuses autres pollutions industrielles.

Agir sur l’environnement dégradé c’est agir pour la santé de toutes et de tous. Ainsi la désindustrialisation nous a laissée un lourd héritage : un des plus importants taux de friche polluées d’Europe. Nous pouvons porter un grand plan régional de dépollution en encourageant l’utilisation de techniques innovantes et d’emplois spécialisés. Il en va de même pour les pollutions ponctuelles qui frappent régulièrement : comment ne pas penser aux récents évènements qui ont ravagés la faune et la flore peuplant l’Escaut et la manque de réactivité des pouvoirs publics ?

Bien sûr les autres compétences de la région sont aussi à reconquérir . J’aborderai dans un autre article la question des transports -éminemment stratégiques dans l’organisation de la transition écologique et sociale- ou encore celle de l’éducation et de la culture : n’oublions pas le rôle central joué par la région au cœur des lycées.

Ce que je veux montrer ici c’est la nécessité de lier de façon étroite la politique de l’emploi et la question de la transition écologique. Pour réussir ce pari et mettre fin au tête-à-tête mortifère entre la droite et l’extrême-droite auquel nous assistons depuis 2015 au conseil régional, notre région dispose d’atouts indéniables: son histoire, faite de solidarité, de combats sociaux et surtout, de l’énergie de ses habitants et habitantes !

Citoyennes et citoyens de Lille, le 28 juin, à vous de Décider!

    
Le 31 mai dernier le collectif Décidez pour Lille soutenu par La France insoumise a lancé un appel aux listes de Martine Aubry et de Stéphane Baly pour qu’elles clarifient leurs positions sur le logement, l’écologie populaire, la démocratie locale, les services publics et l’emploi. 
Nous avons voulu que notre geste soit utile au débat de l’entre-deux-tours.  À l’opposé des échanges houleux mettant aux prises les tenants de l’ancienne majorité municipale, nous avons voulu recentrer le débat sur le terrain des idées, des programmes. 
Les Lilloises et Lillois méritent mieux que les procès d’intentions, propos outranciers et postures politiques qui nous sont proposés depuis 15 jours.  Nous n’avons pas voulu être les arbitres d’un combat de boue entre les ex-alliés d’hier.  Depuis plusieurs jours, les électrices et électeurs de gauche sont déboussolés: l’ex-élu de droite Thierry Pauchet appelle à voter Martine Aubry, tandis qu’EELV en appelle aux aux électeurs macronistes….
Les Lilloises et Lillois méritent que l’on parle à leur intelligence de citoyen et pas à leurs réflexes conditionnés d’électeur. 
Nous nous félicitons malgré tout que les listes menées par Martine Aubry et Stéphane Baly aient répondu de façon détaillée et argumentée à notre interpellation. C’est une preuve de respect adressée aux 3512 électeurs qui ont voté au premier tour pour le collectif Décidez pour Lille.
ll faut saluer la gestion de crise correcte de Martine Aubry et son équipe qui ont atténué l’impact terrible de la crise du COVID19 en organisant la solidarité dans les quartiers. Martine Aubry insiste aussi dans son courrier sur les qualités nécessaires pour gouverner une ville par temps de tempête sociale et économique, nous sommes d’accord sur ce point. Le courrier évoque également le rôle important qu’une mairie doit jouer dans le domaine de l’emploi. C’est en relocalisant celui-ci au plus proche des bassins de vie que nous préparerons un« monde d’après » plus social et écologique. 
Nous regrettons cependant vivement que le liste Lille en Commun, Lille en Confiance n’ait toujours pas pris conscience de l’importance d’un nouveau poumon vert et citoyen à Saint-Sauveur. Nous n’opposons pas nature en ville et logements. On peut transformer Saint-Sauveur en un grand lieu de vie et de nature de 19 ha tout en lançant un grand plan de construction de logements sociaux et très sociaux en partant de l’existant et en le répartissant sur l’ensemble de la métropole.  Par ailleurs, nous pensons toujours qu’il est temps de mettre à disposition des citoyens des outils démocratiques plus développés afin leur permettre de reprendre le contrôle de leur vie et de leur ville. C’est à ce prix que l’on brisera le cercle vicieux du clientélisme qui anesthésie la démocratie locale. 
La liste Lille verte 2020 conduite par Stéphane Baly développe une expertise certaine sur les questions environnementales, la question des énergies et des mobilités.  Le programme reprend la proposition d’un Référendum d’Initiative Citoyenne (RIC) local mais est encore frileux sur le vote de confiance à mi-mandat et sur la refonte des conseils de quartiers en  » tables de quartier » dotés de pouvoirs et compétences augmentées. Sur Saint-Sauveur, Stéphane Baly garantit un parc de 15 ha mais réserve 4 ha à des constructions. Nous le réaffirmons : les nouveaux espaces de nature en ville doivent expérimenter de nouveaux modes de gestion. C’est pour cela que le collectif Décidez pour Lille soutenu par La France insoumise soutient l’idée d’une gestion en coopérative citoyenne pour le futur grand parc Saint-Sauveur. 
L’écologie populaire ne pourra se faire qu’en incluant toutes les classes sociales. L’écologie ne peut être une « écologie de centre-ville ». Elle doit être un levier inclusif pour régler le problème de l’emploi, du logement,  de la sécurité alimentaire, de la santé.  Il n’y pas d‘écologie sans démocratie, ni de démocratie sans égalité sociale. Il n’y a pas d’écologie populaire possible sans rupture avec l’économie de marché, ou avec une société centrée sur l’argent et la consommation à outranceLes propos de Yannick Jadot, soutient de Stéphane Baly-, qui refuse de se considérer comme un opposant à Emmanuel Macron troublent de nombreux citoyens de gauche. 
Fort de ce constat, nous adressons un message solennel aux Lilloises et aux Lillois : pas une voix ne doit aller à Violette Spillebout, la candidate du pouvoir en place. Ne vous y trompez pas, elle est bien la représentante locale de M. Macron qui vous fait les poches depuis 2017, qui affaiblit les services publics , dynamite la solidarité et matraque le Peuple. Elle voudrait faire Respirer Lille, mais elle soutiendra des politiques qui étoufferont encore un peu plus les classes moyennes,  populaires, les retraité-es et les étudiant-es. Le cœur de Lille bat à gauche. Envoyez à Mme Spillebout un message clair, montrez lui que vous n’êtes pas dupes sur son véritable projet.
Comme nos concitoyens, nous jugerons sur les actes, pas sur les promesses. À cette heure, nous pensons aux habitants des quartiers populaires qui subissent le mal-logement, le chômage, les différentes formes de précarité. Nous leur adressons un message fraternel : faites-entendre votre voix le 28 juin ! Car soyez-en sûr: les électeurs des quartiers aisés iront sans hésiter voter pour défendre et faire valoir leurs intérêts. Il y a plusieurs chemins pour mettre en place la transition écologique et sociale. Nous faisons confiance à l’intelligence des citoyens pour choisir celui qui leur parait le plus cohérent, le plus solide, le plus égalitaire et le plus inclusif.Exprimez-vous et décidez-vous même. Il y urgence. 
La VIème République que nous souhaitons construire commence dans la cité.  Cette nouvelle République n’est pas celle des élus tout-puissants qui veulent faire le bien des autres malgré eux et elle n’est pas celle des consignes , des « votesbarrage » ou « vote-réflexe« . Je ne suis pas le gardien d’un troupeau . Nous n’avons pas rassemblé au premier tour 3512 Lilloises et Lillois dans le but de les amener se faire tondre dans l’une ou l’autre bergerie.  Ils agiront en citoyennes et citoyens libres, éclairé-es, émancipé-es avec comme seule boussole l’intérêt général. C’est sur cette confiance faite aux citoyens que s‘établira une nouvelle république rompant avec le clientélisme et la mise sous tutelle des individus. 
Je remercie  à nouveau chaleureusement les 3512 Lilloises, Lommois-es et Hellemmois-es  qui ont accordé leur confiance à la liste Décidez pour Lille soutenue par La France insoumise au premier tour. Les graines que vous avez semé avec vos bulletins portent en germe les combats et les débats de demain. 
J’invite les Hellemmoises et Hellemmois à soutenir le beau programme élaboré par le collectif Décidez pour Hellemmes, en votant le 28 juin pour Lucas Fournier et Gisèle Hubert. C’est la garantie d’entendre à la mairie une voix indépendante et claire s’exprimer pour défendre celles et ceux que l’on n’écoute jamais. 
Vous me trouverez toujours sur le chemin de la solidarité, de la cohérence et de l’espoir, 
Julien Poix,
ex-tête de liste du collectif Décidez pour Lille

Réponses de Martine Aubry et Stéphane Baly à la lettre de « Décidez pour Lille »

Le 31 mai la liste Décidez pour Lille a publié une lettre ouverte adressée à la liste Lille en Commun, Lille en confiance conduite par Martine Aubry et la liste Lille verte 2020 menée par Stéphane Baly.

L’objectif de la démarche? Clarifier les positions des uns et des autres afin d’éclairer la décision des 3512 électrices et électeurs qui ont fait confiance au programme porté par la liste Décidez pour Lille que j’avais l’honneur d’animer avec Elodie Cloez. Comme je m’y étais engagé, je publie ici les réponses in extenso des deux listes

Je me félicite que les réponses soient détaillées et argumentées. Je remercie les différents protagonistes d’avoir pris le temps de répondre et d’avoir compris l’importance du débat démocratique en cette période où nos concitoyens vont prendre de plein fouet la crise économique et sociale. Ils ont besoin de réponses claires pour ouvrir collectivement les chemins de notre futur.  Querelles d’égo et invectives doivent s’effacer devant la contradiction argumentée.

Oui, l’avis des électrices et électeurs de Décidez pour Lille comptera pour le second tour le 28 juin. Ils auront pour boussole l’intérêt général de Lille.

20191110_Lille_1261 copie

photo Stéphane Burlot

Pour rappel les grandes lignes de notre interpellation que vous pouvez retrouver en entier dans l’article précédent de ce blog:

https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/nord-0/lille/municipales-lille-liste-decidez-lille-soutenue-france-insoumise-ne-fusionnera-pas-au-second-tour-1835862.html

 

-La Réponse de Martine Aubry pour la liste Lille en commun, Lille en Confiance: 

Chère Élodie, Cher Julien,
Nous faisons suite à votre communiqué du 31 mai et à la rencontre que nos équipes ont eue le samedi 30 mai dernier et qui s’est passée, de l’avis de tous, dans un climat d’écoute et de respect mutuels. Nous ne vous ferons pas ici le résumé exhaustif de toutes nos propositions que vous connaissez pour en avoir débattu avant le 1er tour. Nous ne vous expliquerons pas non plus, comme d’autres, que nous sommes d’accord sur tout, sinon pourquoi n’avoir pas fait d’alliance pour le 2nd tour ? Assumer les désaccords que nous avons tout autant que les convergences qui existent, c’est comme cela que nous
concevons le respect que l’on doit à votre équipe, vos militants et vos électeurs.
Nous en revenons à notre projet et à vos interrogations. Notre projet repose sur la conviction absolue qu’il ne peut y avoir de transition écologique sans justice sociale. Il se fixe pour objectif de faire de Lille, une ville de référence du mieux vivre social et écologique.

 

La crise sanitaire que nous avons traversée, et qui a éprouvé tant et tant de nos concitoyens, exacerbé des inégalités lourdes dans notre pays, et désormais la crise économique et sociale qui s’annonce ravageuse, n’ont fait que confirmer les priorités que nous nous étions fixées dans notre projet. Et d’abord celle d’assurer un égal accès pour tous à la santé et aux soins alors que dans notre ville, comme ailleurs dans le pays, nombreux sont encore celles et ceux qui ne peuvent concrètement bénéficier d’une prévention efficace, se faire soigner correctement et en particulier trouver à temps un rendez-vous abordable auprès d’un spécialiste.
Dans ce contexte, l’emploi demeure une autre de nos priorités. Nous étions, avec vous, les seuls à en parler avant le 1er tour. Nous sommes désormais les seuls à en parler au second pour défendre inlassablement l’accès à un emploi et des conditions de travail dignes pour tous, à rebours des réformes ou intentions libérales du gouvernement actuel (retraites, assurance chômage, temps de travail…). Aujourd’hui avec la récession annoncée, notre inquiétude est plus grande que jamais, notamment pour les jeunes et pour celles et ceux qui vivent dans la précarité, qui ont déjà perdu ou vont perdre leur emploi. Comment ne pas craindre que celles et ceux qui ont tenu
notre pays pendant le confinement, les caissiers, livreurs, aides-soignants, éboueurs et tant d’autres, ne soient demain les premières victimes de la crise qui commence ? Nous leur devons d’agir vite et fort pour les protéger. Nous défendons l’idée qu’aujourd’hui, il faut tout faire pour sauvegarder l’emploi et promouvoir, dans le même temps, au niveau national une refonte de l’échelle des rémunérations à la mesure de l’utilité sociale que ces métiers nous apportent.
Notre mobilisation sera totale. Il faut ouvrir toutes les pistes. Vous connaissez mon parcours personnel et mon implication forte en faveur de l’emploi et de l’insertion par l’économique. Elle est partagée par mon équipe.
Pour l’emploi, nous continuerons d’abord à promouvoir une ville en mouvement, qui encourage les créateurs, les chercheurs, les entrepreneurs, les commerçants et artisans, l’économie sociale et solidaire, bref tous les acteurs incarnant un développement économique soutenable qui allie performance économique et cohésion sociale sans freiner la transition écologique. Sans céder aux sirènes de la compétition entre territoires, Lille doit rester dynamique et ouverte. Le confinement l’a montré : la mise à l’arrêt d’une ville ou d’une économie locale ne peut durablement être la solution pour faire face aux défis de la santé environnementale ou de la santé tout court !
Pour que ce développement économique soutenable profite d’abord au tissu local, nous donnerons priorité aux activités génératrices d’emplois de proximité (production « made in Lille » sur le plan agricole et alimentaire mais pas seulement) et nous continuerons le
dispositif des circuits courts qui mettent directement en relation les chefs d’entreprise et les jeunes en recherche d’emplois ou de formation.
Cela suppose une relation de confiance avec les employeurs locaux pour établir un lien fort avec notre territoire et ses demandeurs d’emploi. Les projets, tertiaires comme industriels, commerciaux ou même touristiques et culturels, sont toujours examinés au regard de leur bénéfice sur l’emploi et l’activité économique locale.
Avec la garantie jeune, les services civiques dont nous sommes la première ville d’accueil en France, ou encore le soutien aux apprentis, nous ferons tout pour donner une chance aux plus jeunes, cette « génération COVID » dont nous partageons les inquiétudes.
Nous poursuivrons évidemment aussi l’expérimentation Territoire zéro chômeur, déjà bien engagée.
Troisième priorité : la transition écologique. Elle ne peut être différée au prétexte de la crise. Au contraire, la transition écologique doit être la matrice de la relance économique qu’il va falloir conduire très rapidement. Cette relance ne doit pas reprendre les recettes du passé, celles éprouvées après la crise de 2008 qui ont conforté les activités spéculatives. A nos yeux, la relance doit reposer sur l’investissement
écologique.
Nombreux sont les projets que nous défendons qui vont y concourir, dans la rénovation énergétique des logements (nous visons 13 000 rénovations), le soutien aux énergies renouvelables, la métamorphose paysagère que nous voulons lancer et qui fait plus de place à la nature et à l’apaisement des axes structurants et des entrées de ville.
Bien sûr, l’investissement écologique, c’est aussi le développement des transports collectifs. Nous avons défendu auprès de la MEL un nouveau schéma de transport qui améliore les réseaux et augmente l’offre avec notamment de nouvelles lignes de tramway qui desserviront, pour ce qui concerne Lille, nos quartiers populaires. Vous savez, par ailleurs, que nous partageons le principe de la gratuité des transports en commun, même si, de notre côté, nous l’envisageons de manière progressive, en 3 ans, au regard de la saturation actuelle des transports, d’abord avec les jeunes, étudiants, apprentis, et les seniors et personnes en situation de handicap sous conditions de ressources.
Enfin, le logement. Il faut d’abord rappeler qu’au début des années 2000, la ville de Lille subissait un large déficit de logements disponibles.
Nous avons rattrapé notre retard même s’il reste à faire. Nous continuerons à nous battre pour des logements de qualité, écologiquement performants, adaptés aux besoins des familles, et surtout abordables. Dans la Métropole, qui mieux que Lille a pris sa part dans le soutien au logement social, à la fois en termes de rénovation et de production, notamment à travers les projets de renouvellement urbain qui ont considérablement changé le visage de nos quartiers sans chasser les classes populaires ?
Nous maintiendrons notre cap : encadrement des loyers privés qui bénéficiera d’abord aux étudiants logés dans le privé ; objectif de 30 % de logements locatifs sociaux et 10 à 15 % de logements en accession abordable à la propriété dans tout nouveau projet ; développement de l’Organisme Foncier Solidaire, le premier en France qui garantit des prix durablement abordables grâce à la dissociation de la propriété du foncier et du bâti ; offre sociale pour les étudiants ; lutte contre l’habitat indigne, insalubre et vacant.
C’est au cœur de cette politique cohérente et volontariste, construite depuis plus de dix ans maintenant, que prendra place le projet Saint-Sauveur. Nous savons nos désaccords sur le sujet. Et nous restons surpris que vous, qui êtes attachés comme nous à la justice sociale, rejetiez en bloc un projet qui permettrait pourtant à la fois d’améliorer l’offre de logements sociale et abordable en cœur de ville plutôt que d’inciter des familles modestes à devoir s’éloigner toujours plus des centres villes, d’augmenter en même temps la surface d’espaces de nature grâce au parc de la Vallée prolongé par la tranchée ferroviaire et d’offrir de nouveaux services publics de proximité aux Lillois.
C’est un projet équilibré pour un quartier qui sera bas-carbone, avec notamment les boucles de chaleur, et qui surtout, en reconvertissant une friche recouverte à 80 % d’une dalle de béton d’un mètre de profondeur, est la meilleure réponse aux dégâts causés par l’étalement urbain et la consommation des terres agricoles.
Saint-Sauveur est né d’une longue concertation, commencée en 2013, qui a réuni plusieurs centaines de Lillois. Il a évolué au fil des échanges. Il peut encore évoluer.
Car, pour finir, la démocratie locale sera notre boussole pour mener à bien nos priorités. Nous savons que vous y êtes tout autant attachés, même si nous divergeons sur certaines modalités comme le vote de confiance à mi-mandat.
La participation citoyenne est difficile à construire. Beaucoup s’en détournent, comme l’abstention le rappelle. Trouver les nouveaux outils qui donnent à tous l’envie d’agir pour que les décisions collectives ne reposent pas toujours sur le même noyau de personnes intéressées, est une ambition solidement ancrée pour nous.
De la simple information par la municipalité au portage de projets par les citoyens eux-mêmes, en passant par la consultation et la concertation,
nous sommes ouverts à toutes les formes de dialogue et de décision, y compris le référendum local et le droit de pétition locale.
Outre le Haut conseil pour le climat que nous proposons d’officialiser et les actuelles instances de démocratie participative dont nous voulons renforcer les moyens, le budget participatif, que nous avons mis en place au cours du dernier mandat, sera augmenté et doublé d’un budget réservé aux projets des enfants.
Ateliers collaboratifs, urbanisme transitoire et/ou participatif, émergence d’un laboratoire urbain, principe du double appel à projet (un appel à projet citoyen pour définir le cahier des charges suivi d’un appel à projet auprès des professionnels pour le concrétiser), démocratie en ligne associée à l’inclusion numérique … : nos idées nouvelles sont nombreuses et ne demandent qu’à être testées !
Nous voulons associer et consulter toutes les forces vives, associatives, citoyennes et politiques – car nous ne pensons pas comme d’autres que les partis sont inutiles – dans nos actions futures.
Face à une crise qui s’annonce dure et douloureuse, croyez bien que nous sommes absolument mobilisés pour poursuivre la transformation sociale de notre ville, y maintenir la solidarité grâce, entre autres, au formidable tissu associatif lillois, défendre l’emploi partout, réussir ensemble la transition écologique, tout en ne perdant rien de l’élan que nous avons donné à Lille ces dernières années.Recevez, Chère Élodie, Cher Julien, l’assurance de notre amitié.

Martine Aubry, Parti Socialiste
Karine Trottein, Parti Communiste français
Marie-Pierre Bresson, Liberté Écologie Fraternité
Jacques Richir, Centre
Arnaud Taisne, Parti Radical de Gauche
Anissa Baderi, Mouvement des Citoyens

 

-La réponse de Stéphane Baly pour la liste Lille verte 2020: 

LETTRE OUVERTE À JULIEN POIX ET ÉLODIE CLOEZ
ET AUX FORCES VIVES DE DÉCIDEZ POUR LILLE ET DE LA FRANCE INSOUMISE

Chère Élodie, Cher Julien,
Cher·e·s camarades,
Le 31 mai, vous avez fait connaître votre position pour le second tour des élections municipales.
Votre décision, qui fait primer vos engagements et vos combats sur vos « intérêts partisans », vous honore. Elle est infiniment respectable. Vous en appelez donc à notre positionnement afin de permettre à vos électrices et électeurs, et
aux abstentionnistes plus nombreux encore, de faire un choix en conscience pour ce second tour. Avant tout, et comme nous avons déjà eu l’occasion de vous le dire, la porte sera toujours ouverte pour travailler ensemble : au service de Lille, Lomme, Hellemmes et ses habitant·e·s, au service d’un projet de justice, d’émancipation et de protection de nos communs. Nous ne mésestimons pas votre ancrage social et politique, l’écho que vous rencontrez, notamment dans les quartiers populaires, et l’expertise qui est la vôtre. Il est aussi pour nous une évidence qu’Adrien Quatennens et Ugo Bernalicis, en tant que députés, seront des partenaires privilégiés. La transition sociale et écologique nécessite d’actionner des leviers à tous les niveaux. Et si les villes peuvent être en avance dans leurs actions, nous ne saurions agir efficacement sans de nouvelles lois de la République et des relais nationaux puissants. Maire, Stéphane Baly s’engage ainsi à collaborer aussi régulièrement que nécessaire avec vos parlementaires. Croyez bien que nous y plaçons des perspectives politiques qui dépassent la simple courtoisie républicaine.

Nous partageons nombre de valeurs et de mobilisations. Il n’est pas étonnant que le projet Lille Verte 2020 converge ainsi sur beaucoup de points avec celui de Décidez pour Lille. Stéphane Baly, en notre nom, a plusieurs fois expliqué que notre ambition est de rouvrir les portes du Beffroi aux Lillois·e·s. Vous défendez le RIC, nous le défendons aussi. C’est une priorité. Nous nous engageons à la révision de la composition et du fonctionnement des conseils de quartiers. Ils doivent être plus ouverts, plus vivants et le socle d’une action publique populaire en proximité.
Nous proposons en outre la création d’un conseil citoyen européen et international pour donner une voix à la population étrangère en général. Cela n’est pas du ressort municipal, mais notre combat commun pour le droit de vote des résident·e·s étranger·e·s est ancien ! Nous créerons une assemblée citoyenne du temps long, pour donner une voix à la nature et aux générations futures. Ces dispositifs seront cependant insuffisants sans une action transversale et de long terme pour redonner du pouvoir d’agir aux citoyen·ne·s. La diversité, le renouvellement et l’implication des
membres de toutes les instances participatives sont un objectif permanent. Donner une vraie importance au budget participatif est indispensable pour que davantage de projets et de plus grande ampleur puissent se réaliser à l’initiative des habitant·e·s : nous le triplerons. Les conférences de consensus citoyennes, qui ont fait leur preuve, sont également importantes pour prendre en compte l’expertise citoyenne et prendre soin de nos communs. Enfin, le soutien aux associations d’éducation populaire est primordial. Sans trajectoires d’émancipation, le corps social se sclérose.
Parce que nous croyons en ces instruments dynamiques de démocratie locale et de citoyenneté, parce que nous sommes résolument engagés pour l’éthique et la transparence de l’action publique, nous ne sommes pas favorables au vote de confiance à mi-mandat et à la révocation des élu·e·s. Paradoxalement, ce serait toutes les faiblesses de notre démocratie représentative qui seraient amplifiées, avec une focalisation sur les conseils municipaux et le conseil métropolitain, sans rien résoudre des dysfonctionnements inhérents aux institutions de la Ve République.
Notre philosophie est de mettre toute notre énergie pour développer l’esprit critique des
Lillois·e·s, pour leur permettre d’agir, pour garantir la transparence des processus de décision, pour associer les habitant·e·s à toutes les étapes des projets structurants. Ce sont les meilleurs contre-pouvoirs citoyens !
Vous nous interpellez également sur le logement : sur ce point, nous faisons le choix d’un
changement des politiques menées jusqu’ici. Rénover plutôt que construire, c’est défendre une certaine idée de la sobriété, mais c’est surtout prendre acte de la priorité absolue à donner à la lutte contre la précarité énergétique, contre les logements vétustes voire insalubres, les logements inadaptés. C’est favoriser une reconnaissance des métiers, un développement des emplois d’avenir, non délocalisables grâce à la rénovation énergétique et les énergies renouvelables. En faisant cette proposition, nous affirmons l’indispensable réorientation des moyens, humains comme financiers, de notre ville, pour que les Lillois.e.s bénéficient de logements sains, confortables et économes. Nous voulons également réorienter l’effort de construction vers les besoins les plus criants : logements familiaux, logements étudiants à coûts maîtrisés, logement pour les personnes qui n’en ont pas. Nous fixons un objectif de 30 % de logements sociaux à Lille contre 24 % actuellement. Il est aujourd’hui totalement obsolète de vouloir bâtir des milliers de mètres carrés de bureaux avec le développement du télétravail et le nécessaire rééquilibrage des territoires. Avec la crise que nous traversons, l’immobilier d’entreprise va de surcroît reculer. C’est autant d’espaces à
réinvestir pour le logement des habitants, en particulier le logement très social. Enfin, nous lutterons contre les logements vacants. Il y a des milliers de logements mobilisables pour les plus fragiles dans notre ville ! Il faut casser la spéculation de certains sur le logement.
Nous affirmons que doit cesser cette embolie constructrice qui cherche à ramener toujours plus d’habitants et d’activités dans notre ville. Nous croyons à la coopération des territoires, pas à la concentration et la compétition.
Ceci nous amène à Saint Sauveur, et par extension à l’ensemble des grands projets immobiliers actuellement en gestation au sein de notre ville : Forum-Agora, RHD2, Metropolitan Square…

Offrir de grands espaces de nature et de respiration aux Lillois.e.s est une priorité. Nous devons réaliser un second poumon vert pour Lille à Saint-Sauveur. Notre position est très claire : 15 hectares de parc et 4 hectares sur lesquels les seuls bâtiments envisageables sont à forte utilité sociale (médiathèque ? logement étudiant ?). Sur ces 4 hectares, nous n’imposerons rien. Grâce à la mobilisation des associations aujourd’hui et demain grâce à la conférence citoyenne, ce sera ainsi le laboratoire citoyen d’une ville renaturée, qui protège, préserve, répare les liens entre les habitant·e·s et fasse de la biodiversité, de l’air, du climat, du bien être, les déterminants de l’action
publique.
Le devenir de la friche Saint-Sauveur s’inscrit ainsi dans une démarche globale. Ce sont 10 grands lieux de nature qui seront créés, étendus ou requalifiés entre 2020 et 2026, ce seront des continuités végétales sur les grands axes. Ce seront aussi 10 cœurs de ville apaisés (zones piétonnes, dont la Grand’Place au cœur d’un large secteur de 50 hectares, davantage d’installations sportives, de bancs et de toilettes publiques). Le périphérique sud sera transformé en boulevard urbain et recouvert en partie. A Lille-Sud, 17 % des enfants sont asthmatiques, soit 10 points de plus que la moyenne. C’est insupportable !
Il n’y a pas de justice environnementale sans justice sociale.
C’est pourquoi, parmi nos engagements figure comme dans votre projet la gratuité des transports publics en 2025, au plus tard en 2030 (il nous faudra trouver une majorité politique à la MEL : nous aurons besoin de tous les soutiens !). Dans le contexte de crise économique et sociale aggravée par la crise sanitaire du coronavirus, nous proposons qu’une première tranche de gratuité pour les personnes aux revenus les plus modestes soit mise en place dès la rentrée scolaire 2020.
Partout en France, et depuis toujours, les écologistes ont été en pointe dans le combat pour le retour en gestion publique de ce bien commun qu’est l’eau. Les exemples existent (Grenoble, Lacs de l’Essonne…) et montrent que c’est possible. Cela permet d’agir autrement, en particulier pour la tarification sociale et la gestion écologique de cette ressource vitale.
Nous devons désormais systématiquement mesurer l’impact écologique des grands projets municipaux et métropolitains. Dans notre cité, c’est le budget climatique, qui croise indicateurs carbone, de santé et de nature, très analogue à la « règle verte », que nous avons obtenu à la Métropole Européenne de Lille, qui doit s’imposer pour guider les décisions et devenir la référence
de toutes nos politiques publiques, et nous permettre ainsi de rendre compte aux habitant.e.s de notre action.
En toute franchise – et sur les sujets clés comme la démocratie locale, le logement pour les étudiants et les plus précaires, le devenir de la friche Saint-Sauveur, la place des mobilités actives,, le refus de la marchandisation de notre ville, la vidéosurveillance – nous ne comprenons pas comment nous pouvons être mis dos à dos avec le projet et les pratiques de Martine Aubry.
Vous le dites vous-mêmes, votre objectif c’est « une alternative à la majorité municipale
actuelle ». Julien Poix redoutait que nous ne prenions pas nos responsabilités : nous les avons prises. Et nous sommes désormais la seule liste en mesure de proposer cette nécessaire alternance.
Les habitant·e·s de Lille, Lomme et Hellemmes sont prêt·e·s à construire le monde de demain.
Chaque jour, nous les rencontrons, vous les rencontrez. Chère Élodie, cher Julien, cher·e·s camarades, qu’attendez-vous pour œuvrer, à nos côtés, au changement dont notre ville à tant besoin ? Urgence climatique, urgence sociale : dans six ans, il sera trop tard. En vérité, qu’apporterait un quatrième mandat de la maire sortante à Lille sinon la poursuite de ce que vous voulez, ce que nous voulons, voir changer ?
A bientôt !
Bien sincèrement,
Stéphane BALY, tête de liste Lille Verte 2020
Stéphanie BOCQUET, deuxième de liste, EELV
Faustine BALMELLE & Laurent PERIN, Génération.s
Xavier BONNET, Génération Écologie
Sven FRANCK, Volt
Frédéric LAROCHE, DiEM25
Véronique DELEPLANQUE, tête de liste Lomme Verte 2020
Simon JAMELIN, tête de liste Hellemmes Verte 2020

Municipales à Lille: Entre la lutte des places et l’Avenir en Commun, nous avons choisi.

Le collectif Décidez pour Lille soutenu par La France insoumise tient à remercier les 3512 citoyen·ne·s qui ont fait le choix de la cohérence, de l’indépendance et de la solidarité lors du premier tour de des élections municipales à Lille. Un grand merci également aux citoyennes et citoyens de Lille qui sont devenus des « décideuses » et des « décideurs » pour leur immeuble, leur rue, leur quartier, leur ville. Toutes et tous ont mené une très belle campagne de terrain, avec des milliers de portes ouvertes, des dizaines de réunions dans les quartiers de Lille, de banquets, de présence sur les marchés et dans les mobilisations sociales. Nous sommes fiers d’avoir semé des graines de dignité et d’espoir Néanmoins nous regrettons que le 1er tour de ces élections municipales ait été maintenu dans des conditions sanitaires risquées et que le second tour se tienne dans un contexte toujours difficile pour nombre de nos concitoyen·ne·s, sans qu’une réelle campagne de terrain puisse avoir lieu. Nous serons donc particulièrement vigilants aux conditions de sécurité sanitaire adoptées pour ce second tour. Les suffrages rassemblés le 15 mars dernier, bien qu’il ne nous permettent pas de nous maintenir dans cette élection, nous donnent une responsabilité importante. En cette période de crise sanitaire, sociale, et désormais économique, la violence des inégalités s’est accrue. Les errances de la gestion de crise au niveau national ont laissé les élus locaux livrés à eux-même.

Nous appellons tout d’abord les Lilloises et les Lillois à envoyer un message clair à Mme SPILLEBOUT, candidate de M. MACRON et de La République en Marche. Après des années de démantèlement des services publics et d’appauvrissement des Françaises, les citoyen·ne·s de Lille ne tomberont pas dans le mirage brumeux du macronisme local. Les Lilloises et les Lillois veulent des politiques de solidarité qui répondent aux urgences sociales, économiques et écologiques. Nous le disons donc haut et fort : pas une voix ne doit aller à Mme. SPILLEBOUT !

Durant la campagne nous avons rappelé à plusieurs reprises que notre objectif était de travailler à la construction d’une alternative à la majorité municipale actuelle. Cette responsabilité est aujourd’hui d’autant plus grande du fait de la dureté de la crise qui frappe les Lilloises et les Lillois. Sollicités cette dernière semaine par la liste Lille Verte 2020 de Stéphane BALY ainsi que par la liste Lille en Commun, Lille en confiance de Martine AUBRY pour des rencontres, nous nous y sommes rendus pour leur exposer notre vision des choses : nous entendons rester un acteur du débat municipal jusqu’au 2nd tour mais également au-delà. Notre mission est d’aider les Lilloises et Lillois qui ont voté pour notre liste et les abstentionnistes encore nombreux, à faire un choix pleinement éclairé. Ainsi, lors de ces rencontres, nous avons appelé Stéphane BALY et Martine AUBRY à se positionner publiquement sur les mesures qui constituent notre colonne vertébrale, les boussoles de notre engagement. Les sujets suivants ont ainsi été évoqués :

– La question de la démocratie et du changement de mode de gouvernance avec la mise en place du RIC, le vote de confiance à mi-mandat, la révocation des élus, la transformation des  conseils de quartier en « tables de quartier » ouvertes sans cooptation à tous ainsi que les « mairies ouvertes » sur le modèle de Mexico.

– La question du logement digne avec la réquisition des bâtiments vides, l’arrêt de la construction de bureaux, le développement du logement étudiant public et l’intégration de 70% de logements sociaux dans les nouvelles opérations immobilières.

– La question de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme avec en particulier la question de la friche Saint-Sauveur où nous continuons de défendre la création d’un grand parc de 19ha non construits géré en coopérative citoyenne.

-La question des biens communs (transports gratuits, régie publique de l’eau, cantines gratuites …) Lors de ces discussions, Stéphane BALY n’a pas affiché la volonté de construire une majorité alternative sur des bases programmatiques communes. Tout comme pour Martine AUBRY, la question de l’aménagement de la friche Saint-Sauveur en grand parc urbain reste un point de blocage. Sur la question de la démocratie locale et de sa transformation, les échanges avec les deux listes n’ont pas abouti sur un consensus au sujet des nouveaux outils démocratiques que nous proposons pour la prise en main de la ville par les habitants et l’émergence de contre-pouvoirs citoyens.

Nous regrettons que EELV et le PS, les deux partis de la majorité municipale sortante, aient choisi de se livrer à l’habituelle tambouille politique où la lutte des places fait rage. Alors que l’abstention n’a jamais été aussi forte, que le contexte actuel nous oblige à entamer un bifurcation radicale dont la commune peut-être le premier échelon, ceux-ci ont préféré les discussions d’arrière-boutique. Si nous n’attendions rien de Martine AUBRY, qui même si il faut lui reconnaitre la bonne gestion de la crise sanitaire, reste en désaccord profond avec de nombreuses mesures de notre programme, nous regrettons cependant que Stéphane BALY n’ait jamais posé les bases d’une alternative politique claire à la majorité actuelle. Encore plus dans la situation actuelle, l’intérêt général doit primer sur les intérêts partisans.

Par conséquent, après en avoir collectivement discuté, le collectif Décidez pour Lille soutenu par La France insoumise estime que les conditions politiques ne sont pas réunies pour participer à une quelconque fusion de liste. Nous continuons à demander à ce que les listes conduites par Stéphane BALY et Martine AUBRY se positionnent publiquement sur les point importants de notre programme. Le débat ne peutêtre confiné dans les bureaux des états-majors politiques, il doit avoir lieu publiquement.

Avec Elodie Cloez, nous nous exprimerons plus longuement avant le 28 juin pour faire le bilan de la campagne du second tour et présenter aux Lilloises et aux Lillois le résultat des positionnements pris par les autres listes sur les propositions que nous avions portées au premier tour.

Pour le collectif Décidez pour Lille,

Julien POIX

Déconfinement: les propositions de Décidez pour Lille et de la France Insoumise

 

Notre pays doit faire face depuis plusieurs semaines à une situation sanitaire grave. Les soignants, personnels de santé, salariés de la grande distribution, agriculteurs qui continuent à tenir à bout de bras le pays malgré la défaillance du gouvernement Macron/Philippe doivent recevoir toute notre reconnaissance et notre fraternité.

IMPROVISATIONS, MENSONGES AU SOMMET DE L’ETAT: #PlusJamaisCa! 

Le collectif Décidez pour Lille soutenu par la France Insoumise ne veut pas qu’à l’avenir les professionnels de santé, les citoyennes et citoyens revivent ce cauchemar éveillé. Il faut dès à présent un plan pour remettre au cœur de la cité l’humain.

Le meilleur antidote à la crise ? La solidarité et les services publics. Le collectif Décidez pour Lille soutenu par La France insoumise continue à se mobiliser durant la crise. En se mobilisant au travers d’associations, en confectionnant des masques, en assurant la continuité des services publics, les membres du collectif restent des acteurs de la cité et de la solidarité. La crise sanitaire que nous traversons met en lumière les défaillances des politiques menées depuis plus de 20 ans en France. La libre-concurrence a été favorisée au détriment de la solidarité, l’enrichissement de quelques-uns l’a emporté sur l’égalité sociale, les intérêts privés sur les services publics. Beaucoup de nos concitoyens ont pris conscience que les services publics, et en particulier celui de la santé, sont un bien commun précieux : c’est le patrimoine de celles et de ceux qui n’ont rien. Les villes sont en première ligne de la gestion de crise. Elles sont le premier niveau où doit se reconstruire la solidarité. Le collectif Décidez pour Lille met en partage les propositions suivantes pour planifier et gérer l’après-confinement, décidé arbitrairement par le président Macron, et construire une ville plus égalitaire, plus solidaire.

Notre plan de déconfinement pour Lille: https://www.decidezpourlille.fr/images/programme/v3.pdf

ET AU NIVEAU NATIONAL? 

Une planification nationale est bien évidemment nécessaire pour rélocaliser nos industries, rebâtir l’hôpital public ou créer un pôle public du médicament en France. C’est pour cela que la France Insoumise et son groupe parlementaire proposent de nombreuses solutions issues de la réactualisation du programme « L’Avenir en Commun » porté par Jean-Luc Mélenchon en 2017.

PlusJamaisCa-Mobilisation-Sanitaire

Voici nos 11 urgences : https://lafranceinsoumise.fr/2020/03/20/coronavirus-11-mesures-durgence/

Le plan de déconfinement national de la France Insoumise: https://lafranceinsoumise.fr/2020/04/27/coronavirus-planification-du-deconfinement-propositions-du-groupe-parlementaire-lfi/

Les groupes parlementaires de la France Insoumise, à Paris comme à Bruxelles se mettent au service de l’intérêt général du Peuple Français. C’est dans cette perspective que nous avons déposé à l’Assemblée Nationale deux propositions de loi importantes:

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SAINT-SAUVEUR: LILLE ETOUFFE, REVENONS A LA RAISON!

🌳🏡La nouvelle enquête publique sur la Friche Saint-Sauveur à Lille est close: : retrouvez la contribution collective de la France Insoumise au débat. Lille étouffe, il est grand temps de revenir à la raison: taux de particules fines démentiels, 10m2 d’espaces verts par habitants, des milliers de m2 carrés de bureaux vides construits pour satisfaire au dogme de l’attractivité urbaine, un parc de logements sociaux qui se dégrade et une gestion à l’échelle métropolitaine qui pose question… On dénombre 8000 logements vides à Lille!
📝En partant de l’expertise citoyenne on peut concilier la recherche d’une qualité de vie meilleure et le besoin primordial d’un logement digne et accessible pour tous. On ne peut pas construire la ville contre ses acteurs du quotidien: les habitant-es.
⬇️Merci pour vos commentaires et retours! photo_2019-03-08_13-51-10photo_2019-03-08_13-51-11photo_2019-03-08_13-51-10 (2)photo_2019-03-08_13-51-09 (2)photo_2019-03-08_13-51-09

De l’argent il y en a … donnons des moyens à l’État!

A travers tout le pays le Peuple reprend l’offensive. Partout les mobilisations se multiplient.  Quel est leur point commun ? Elles sont avant tout guidées par un intérêt supérieur à tous les égoïsmes particuliers : celui de l’intérêt général. Macron en accélérant le rythme des attaques en règle contre les biens communs (éducation, retraites, transports publics) a dévoilé sa stratégie : celle d’un démantèlement méthodique de toutes les solidarités.

Mais des signaux positifs sont bien décelables : la détermination tranquille des cheminots, le courage des étudiant.es frappés par la répression, la « grève joyeuse » des salarié.es de Carrefour… Nombreux sont celles et ceux qui retrouvent le goût de la lutte en ce printemps 2018.

Complémentaires des journées de mobilisations initiées par les syndicats, de nombreux appels citoyens et militants émergent pour favoriser au rassemblement dans la lutte. Ainsi le 14 avril, à Marseille et à Lille (14h30 Gare Lille Flandres), des « fêtes à Macron régionales » auront lieu. Elles font office d’ « apéro » avant la manif « pot-au-feu » qui aura lieu le 5 mai à Paris.

Et vous ? Où serez-vous le 14 avril ? Le 19 avril ? Le 5 mai ?  Vous manquez encore de raisons pour entrer dans la danse ? La hausse de la CSG, le dispositif ParcourSup, la Loi travail XXL Macron/Pénicaud, la politique de la matraque portée par Collomb, la privatisation de la SNCF, le gel des salaires vous ont laissés de marbre ?

Allez, s’il fallait encore vous convaincre de la tartufferie des politiques actuelles, voici un dernier exemple glané au fil des luttes !

–          De l’argent il y en a…

Un sujet trop rarement évoqué par ceux qui pourtant se revendiquent de « la bonne gouvernance » et qui se complaisent dans la chasse aux « déficits budgétaires » : celui de l’administration fiscale. Lorsque l’on creuse un peu le dossier, on se retrouve vite face à un sommet de tartufferie et à un scandale d’Etat.

On a entendu récemment bruisser les rangs de la République En Marche sur la « nécessaire lutte contre la fraude ». Mais l’Etat a-t-il encore les moyens de ses politiques en matière de lutte contre la fraude fiscale ? Le constat est terrible. Le ministère de l’économie et des finances a été le plus saigné de tous. Depuis 2003 il a perdu 25% de ses effectifs soit près de 40 000 emplois (dont 1200 suppressions dans le seul département du Nord).

Cet affaiblissement des directions des finances a une conséquence directe sur le budget de l’Etat : le taux de recouvrement de l’impôt sur le revenu diminue. La faute à des équipes réduites à la hache par les politiques d’austérité et à l’informatisation systématique des procédures liées à l’impôt.

Dorénavant, la collecte de l’impôt sera déléguée à l’employeur du fait de la mise en place du prélèvement à la source. Cette mesure présentée comme porteuse d’économies et de clarification va au contraire accroitre le manque à gagner fiscal pour l’Etat.  Au final c’est de 1 à 2 milliards qui échappent à l’Etat chaque année sur la perception de l’impôt.

A côté de cela, on estime que la fraude  et l’évasion fiscale soustraient au portefeuille de l’Etat près de 80 milliards d’euros par an ! Mais comment lutter efficacement contre la fraude quand les équipes de contrôleurs fondent à vue d’œil ? Leur action est désormais guidée par le souci de la rentabilité : Elle sont souvent contraintes de travailler sur des dossiers rapidement « bouclables » de citoyens lambda. Faute de temps et de moyens, l’administration voit s’échapper les gros fraudeurs qui développent des stratégies de contournement de l’impôt très longues à être déconstruites. Les fraudeurs en col blanc savent jouer des armes juridiques pour gagner la guerre de guérilla qui les opposent à l’Etat : N’y a-t-il pas un délai de prescription fiscale de 3 ans toujours en vigueur en ce qui concerne la TVA et les impôts directs ? Il n’est par ailleurs pas rare de voir certains entrepreneurs peu scrupuleux domicilier leur entreprise dans un département, leurs stocks dans un autre et leur domicile… à l’étranger pour « gruger » l’administration fiscale. Le manque de personnels et de connexions entre les services rend dès lors toute action impossible. Situation assez édifiante qui montre que l’Etat et les fraudeurs fiscaux ne luttent pas à armes égales : tandis que les effectifs de l’administration fiscale baissaient de 25% ceux des cabinets d’avocats-conseil fiscalistes augmentaient de 20% !

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–          Réarmons les fonctionnaires des finances publics.

Un contrôleur des impôts exprimait récemment le désarroi dans lequel était plongé nombre de ses collègues. On leur demande de combattre la fraude fiscale avec un pistolet à bouchon. Jugez par vous-même : dans certains services des finances on en est rendu à sélectionner les courriers qui seront envoyés en recommandés ou en service normal pour faire des économies de fonctionnement ! C’est la politique du court-terme : priorité à l’affaire qui rapportera le plus vite. Les gros poissons passent ainsi une fois de plus à travers les mailles du filet.

A ce tableau bien triste, on pourrait ajouter la dislocation du réseau des trésoreries : seul conseil pour les maires ou les collectivités locales, 10 sont encore menacées de fermeture ou touchées par des suppressions de postes.

Il faut un plan ambitieux pour redonner leur force de frappe aux directions des finances publiques.
Il s’agit de questionner l’informatisation systématique des procédures fiscales. L’informatisation doit être un outil au service de l’humain et pas une arme pour élaguer les effectifs de contrôle.

Quelles mesures phares pourraient apparaitre dans  une politique de reconquête fiscale ambitieuse ? Il faudra en premier lieu démanteler la Bastille de la fraude et de l’évasion fiscale. La France Insoumise propose ainsi une taxation différentielle qui soumettra chaque citoyen français aux impôts français quel que soit son pays de résidence. Pour systématiser les contrôles il faudra renforcer et créer de nouvelles équipes d’intervention et augmenter les effectifs  des Douanes. Les entreprises seront obligées quant à elle de déclarer leurs bénéfices pays par pays : ils seront ainsi taxés dans le pays où ils ont été réalisés.

Enfin, il faudra revenir à une vraie justice fiscale, condition indispensable du consentement à l’impôt. C’est pourquoi la pierre angulaire de la réorganisation fiscale sera un retour à une plus grande progressivité de l’impôt : on passera de 5 à 14 tranches d’impôts.

Macron en désarmant les fonctionnaires des finances fait le jeu des puissants et des fraudeurs en col blanc.  SI vous en avez assez de cette injustice – une de plus parmi tant d’autres !- cela vous fait une bonne raison de rejoindre le mouvement qui grandit dans les rues de France.

Et que la fête (à Macron) commence !

fête à Macron

https://www.facebook.com/LaFeteAMacronLille/

Faire la Révolution fiscale : https://laec.fr/section/36/faire-la-revolution-fiscale

Simuler vos impôts avec le programme « L’Avenir en Commun » : https://impots.lafranceinsoumise.fr/

La Révolution fiscale : https://www.youtube.com/watch?v=EX6AsjL9CKk

 

De l’archipel des luttes à l’unité du Peuple

Depuis plusieurs mois, avec l’espace des luttes de la France Insoumise, nous multiplions les rencontres avec les associations, les syndicalistes, les citoyens qui s’organisent contre la résignation ambiante. Ces rencontres sont des temps très forts : elles dessinent la cartographie impressionnante des secteurs attaqués par les politiques libérales. C’est aussi une cartographie qui fait émerger une multitude d’îles, de poches, d’espaces de résistance. De ces foyers de lutte qui couvent, on sent que peut naître l’étincelle qui embrasera la plaine. Car les salarié.es de ce pays sont à bout. Autour de nous, ça craque de partout!

Deux exemples que je souhaite ici développer en quelques lignes : Celui des AESH (Accompagnant.es d’élèves en situation de handicap) et le cas des étudiant.es orthophonistes. Deux catégories professionnelles discrètes mais passionnées par leur métier. Deux secteurs qui ne sont pas souvent à la une de la chronique sociale et pourtant… Leur situation est très préoccupante.

-AESH et AVS (Assistant.es de vie scolaire): les soutiers de l’éducation nationale.

AESH

Ils et elles sont présent.es dans nos écoles, nos collèges et lycées. Ils font partie depuis plusieurs années du paysage scolaire et des équipes éducatives. Vous les connaissez sans doute : ils accompagnent au quotidien des élèves pour les aider à avancer sur le chemin de la réussite.  Le saviez-vous ? Les AESH recrutés par le rectorat doivent attendre près de 6 ans pour obtenir un CDI. Et au final, nombreux sont celles et ceux qui tombent de haut une fois le « Saint-Graal » obtenu : le temps partiel est imposé, ils travaillent souvent 30h payées 27 pour des sommes qui oscillent souvent entre 600 et 900 euros.

Point de formation digne de ce nom pour les AESH. On prend sur les heures d’accompagnement pour leur en donner un semblant.

Les AESH sont les précaires de la République. C’est encore plus honteux car c’est l’Etat qui entretient cette précarité : n’est-il pas censé l’endiguer et la combattre par l’action publique ? L’académie de Lille compte 3 674 AVS en contrats aidés de 18 mois et 2 445 AVS-AESH, embauchés par l’Éducation nationale. Impossible pour ces femmes et ces hommes d’obtenir un prêt pour un acheter une maison, une voiture, difficulté à joindre les deux bouts… Comment dès lors accomplir avec sérénité une tâche éducative énergivore ?

600 AVS et AESH se sont regroupés et organisés pour défendre leur droit à la dignité, à une juste rémunération et à une formation de qualité.

-Orthophonistes dans le secteur public : une espèce en voie de disparition ?

Avoir accès aux services d’un.e orthophoniste à l’hôpital public est déjà un parcours du combattant. Beaucoup de postes n’y sont plus pourvus par manque d’attractivité. Et pour cause : malgré le passage de la formation au grade de master en 2013, les orthophonistes du public sont toujours payés au niveau bac +2 ! Les orthophonistes de l’hôpital gagnent ainsi 50 euros de plus que le SMIC en débutant et n’atteignent 2000 euros qu’après 14 ans d’ancienneté ! Leur rôle est pourtant capital : après un AVC si la prise en charge est rapide  au niveau de la rééducation, le patient récupère plus vite. Autre argument qui devrait pourtant plaire aux libéraux: la précocité de la prise en charge en ce qui concerne la rééducation post-AVC,  la démence précoce, ou la néo-natalité fait baisser le coût sur le long terme pour le système de santé.

La Fédération Nationale des orthophonistes interpelle les gouvernements successifs depuis des années sur la précarisation accélérée de la profession. Des dizaines de courriers, d’interpellations élus, de questions écrites ou orales sans réponse des différents gouvernements. Le silence est assourdissant. Pourtant, M. DUSSOPT et Mme GOURAUD aujourd’hui au gouvernement PHILIPPE avaient appuyé les revendications des orthophonistes dans le passé… Auraient-ils subitement oublié leurs engagements en faisant allégeance à Macron ? Le 29 mars, c’était « journée orthophonie morte » : le cri des professionnels de l’orthophonie aura-t-il été entendu ?

-Le rôle de l’espace des luttes : Jeter des ponts pour unifier l’archipel des mobilisations sociales

L’espace des luttes se donnent une mission : mettre cet archipel, cette mosaïque de luttes en connexion, offrir une plate-forme d’échanges et de convergence.

Depuis son élection en mai 2017, Emmanuel Macron a lancé une vaste offensive contre le droit du travail, les services publics, les retraité.es, les étudiant.es, les chômeurs et les salarié.es. A marche forcée, Macron sabre méthodiquement le droit du travail, refuse le dialogue et conduit le Peuple à l’éclatement : les précaires s’opposent aux précaires, les « assistés » sont stigmatisés, les instincts et les égoïsmes individuels sont attisés par l’exécutif afin d’instiller entre les Français le ferment de la division.

Nous ne sommes pas résignés à voir les solidarités se déliter. Notre responsabilité de citoyennes et de citoyens nous conduit à nous rassembler. Nous sommes cette grande majorité regroupée autour d’un étendard : l’intérêt du Peuple.

Les salarié.es, les cheminot.es qui luttent à cette heure ne le font pas pour eux-mêmes. Ils ne bataillent par pour leur statut ou leurs prétendus « privilèges ».  Leur combat est à la pointe de la reconquête des services publics.

Les étudiant.es qui se mobilisent toujours plus nombreux pour alerter contre les dangers de la sélection à l’université ont un objectif clair: garantir à toutes et à tous le droit de choisir librement ses études et sa vie.

On l’a vu, la liste est longue des secteurs professionnels où les braises sociales couvent. Jamais pourtant il ne s’agit de luttes corporatistes : toutes et tous savent qu’ils agissent pour défendre les biens communs.

L’heure est grave. Il nous faut maintenant dire stop à la régression, à la guerre sociale de tous contre tous et faire converger toutes ces luttes. Au-delà de nos catégories socio-professionnelles, de nos affinités politiques ou syndicales nous devons nous unir autour d’un objectif commun : reprendre l’initiative et mettre en échec Macron et son monde.

Citoyennes, citoyens, syndicalistes, militant.es associatifs ou politiques, nous sommes le Peuple.

Proclamons-le : Nous souhaitons porter un autre projet de société, celui du progrès humain et social. L’intérêt général, voilà notre boussole.

Le collectif AESH 59/62 : https://aeshetavscollectif5962.wordpress.com/

La fédération nationale des orthophonistes : http://www.fno.fr/ressources/fno-les-services/l-orthophoniste/

Scènes de crime

-Les truands à l’offensive

Mader Colors, Nidaplast, Stocks américains, Castorama ….Dans le Nord,  la liste des attaques incessantes contre les salariés et leurs droits ne cesse de s’allonger

Depuis septembre, les « énergies » semblent libérées, les éléments déchainés : Macron a  a assouvi les fantasmes ultra-libéraux d’un certain patronat revanchard.  « Le code du travail, voilà l’ennemi ! Le blanc-seing accordé par Macron à travers ses ordonnances a achevé de transformer le monde du travail et le « dialogue social » en Far Ouest.  On ne compte plus les cas de personnes licenciées arbitrairement et sans recours, de syndicalistes menacés verbalement, les situations de refus complet de dialogue de la part des directions. La désorganisation des « rapports sociaux » dans l’entreprise est complète, l’opacité est générale, l’impunité, totale. De ce « chaos libérateur » organisé par les ordonnances Macron, doit naitre l’harmonie. La croissance sans fin et  la relance de l’emploi sont ensuite censées suivre. Mais l’illusion a été de courte durée. Madame Pénicaud  a elle-même reconnu récemment que la dérégulation du monde du travail n’amène pas « mécaniquement » la relance de l’économie et la baisse du chômage. Trop tard. Les escrocs avaient déjà accompli leur œuvre.

Dans les entreprises citées en ouverture de ce propos, un point commun : les directions s’estiment déliées de toute obligation, de toute responsabilité morale. Elles ne jugent même plus utiles d’informer les délégués des salariés au travers des conseils d’administration sur la stratégie de l’entreprise.  Un rideau de fer est tombé sur le dialogue social et la « démocratie d’entreprise ».

Il me revient à l’esprit une image glaçante et grise : celle d’une façade d’immeuble haussmannien au cœur de Lille.  Ce bâtiment, c’est le siège de Mader Colors, fabricant de peintures qui possède le site de Mareuil dans le Pas-de-Calais (62). La liquidation est venue  à peine quelques mois après un premier plan de licenciements. A l’interrogation légitime des salariés, la direction a offert une façade fermée d’immeuble, un mur : le siège de l’entreprise avait été complètement évacué dès le matin afin d’empêcher les salariés du site de Mareuil  de remettre leur supplique en mains propres. Le désarroi était total pour ces gens à qui on refusait même la simple amorce d’un dialogue .

 

 

 

Chez Viapost, filiale de La Poste,  qui distribue les produits Nocibé et Kiabi de vente par correspondance, les délégués syndicaux appuyés par la grande majorité du personnel demande des réponses à leur direction sur la stratégie à long terme de l’entreprise. Silence radio de la direction et inquiétude sur la pérennité de l’activité. Ici les salariés naviguent à vue.

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Ce tableau brossé à grands traits peut, j’en conviens, décourager.  A quoi bon lutter face aux trucages, omissions et à l’opacité installées comme règles dans un monde du travail aux protections atomisées ?

L’espoir surgit du collectif. Refaire collectif est la première étape vers des victoires futures. Je pense par exemple à ces co-gérants des magasins Stocks américains  dans les Hauts-de-France (vêtements, jeannerie). Rien ne prédestinait les co-gérants à la lutte. Ils étaient en autonomie dans leur magasin respectif, conscient de la difficulté de leur situation individuelle mais isolés. Sous l’impulsion de gérants courageux, ils se sont réunis un samedi matin dans un magasin, derrière le rideau baissé.  Autour d’un verre et d’un paquet de chips, ils ont sorti les contrats de travail, les liasses de bulletins de salaires. Ils ont échangé, débattu, se sont engueulés et finalement, ils se sont reconnus : ils sont dans la même galère avec un contrat et des salaires précaires (300 euros de fixe par mois, le reste du salaire consiste en commission !). De cette mise en commun des problèmes de chacun a accouché une revendication commune : la requalification de leur contrat de travail.

 

Face aux multinationales ou au grand patronat qui possèdent un vaste réseau de protection de  leurs intérêts nous avons une mission cruciale : récréer du collectif, reconstruire une organisation complète d’autodéfense et de conquête sociale. S’organiser pour ne plus subir.

-La FI mène l’enquête.

Quelle est la mission de la France Insoumise dans cette réorganisation ? Nous avons la mission d’être les enquêteurs du quotidien. Lorsque nous venons en soutient sur une lutte sociale, nous sommes souvent confrontés à une scène de crime social. Il nous faut enquêter et partir à la recherche des indices, relever les traces apparentes et « suivre l’argent ». Où va en effet l’argent public offert depuis 40 ans  aux multinationales pour la relance de l’emploi ? A qui profite le crime ?

Le groupe Castorama-Kingfisher a enregistré cette année 332 millions d’euros de bénéfices. Il a touché 30 millions de CICE. Pourtant, il va délocaliser 750 emplois en Pologne.  La raison de fonds ? Optimiser le rendement des dividendes pour les actionnaires. Difficile de combattre cette « menace fantôme », cet ennemi invisible quand au quotidien on met sous le nez des braves gens tout un lot de coupables idéaux : le chômeur, l’assisté, l’étranger, le Rom, le jeune….

 

Notre travail de militant-enquêteur est de démonter le mécanisme du crime social perpétré dans nos usines, nos services publics. Nous devons enquêter et témoigner pour que continue à exister toutes ces vies brisées par le capitalisme et l’appât du profit sans limites.

La convention de la France Insoumise à Clermont-Ferrand a pris une décision importante : elle a décidé de constituer un réseau d’alerte sur le terrain des luttes sociales et écologiques. L’espace des luttes sociales sera coordonné par Danielle Simonnet et Philippe Juraver. L’objectif n’est pas de marcher devant les syndicats ou de les remplacer dans leur formidable et indispensable travail auprès des travailleurs de ce pays. Il s’agit plutôt d’amplifier, de redonner une visibilité, un porte-voix, à celles et ceux qui n’en n’ont plus.  Le groupe des 17 députés de la France Insoumise doit puiser dans ces luttes quotidiennes, l’inspiration et la motivation qui guideront son travail. Dans le Nord, c’est l’objectif que nous poursuivons avec les députés France Insoumise Adrien Quatennens et Ugo Bernalicis. Ils ont en effet souhaité placer les luttes au cœur de leur engagement parlementaire

Le dialogue constant avec les syndicalistes des secteurs publics et privés, avec les lanceurs d’alerte doit aussi nous permettre de jeter les bases de nouveaux rapports sociaux. Le programme l’Avenir En Commun porte des propositions importantes pour établir enfin une véritable citoyenneté dans l’entreprise, pour créer un véritable statut aux lanceurs d’alerte, pour accorder un droit de véto aux représentants des salariés dans les conseils d’administration.

Rassembler, réorganiser, résister, c’est la mission que nous nous donnons. Construisons ensemble cet espace des luttes sociales et écologiques : un Peuple uni (et organisé) n’est jamais vaincu !

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APPEL à mes collègues enseignants

APPEL à mes collègues enseignants: Ce jeudi 16 novembre est une nouvelle journée de mobilisation contre la destruction du code du travail. Pour nous, c’est aussi l’occasion de dénoncer l’érosion de nos salaires et la dégradation des conditions de travail. Les enseignant.es seront les victimes principales -avec les retraité.es et les autres fonctionnaires-de la hausse de 1,7 point de la CSG.

Pour un professeur certifié échelon 3 c’est 426, 48 euros en moins par an et pour un professeur à l’échelon 11, c’est 637, 44 euros de perte à l’année! ( Chiffres CGT Educ’action). Comme le souligne ce syndicat, cela correspond pour tous les échelons à la perte d’une demi-journée de salaire chaque mois. A cela s’ajoute le gel du point d’indice qui s’installe comme une triste tradition. Nous demandons une vraie revalorisation du métier et les moyens humains et matériels conséquents pour exercer correctement notre mission républicaine. Il est plus que temps de nous faire entendre. Il n’est jamais vain de se mobiliser, de manifester, de débattre. Non, les enseignants ne seront pas tondus!

Rendez-vous à #Valenciennes demain, place d’Armes à 10h et à #Lille à 14h30, Porte de Paris.

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Tourcoing, 14 novembre 2017-Visite de Macron. Manifestant encadré par la police. (Photo Marie Mylle)

Violence médiatique et sociale: « La dernière cartouche » du Système.

Après une session parlementaire estivale bien remplie qui a vu les députés de la France Insoumise tenir la dragée haute aux suffisants, après des Amphis d’été qui ont réuni près de 4000  participant.es à Marseille, l’heure est venue d’amplifier la mobilisation le mobilisation contre les ordonnances Macron et leur monde.

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Discours de clôture de Jean-Luc Mélenchon lors des Amphis d’été de la France Insoumise à Marseille, août 2017.

Précisions-le, la France Insoumise ne fait pas sa « rentrée » : elle n’est jamais sortie de la bataille politique. Tout au long de l’été, les bénévoles du mouvement sont partis au porte-à-porte pour alerter nos concitoyens sur les attaques que Macron  porte aux droits sociaux des Français : baisse des APL, hausse de la CSG qui va raboter les pensions maigrelettes des retraité.es les plus précaires et éroder encore un peu plus les salaires des fonctionnaires  (la confirmation du gel du point d’indice pour les professeurs participe de la même logique). Le gouvernement attise l’exaspération par son offensive  contre les plus modestes.

-Violence médiatique, Le Vénézuela ou  la dernière cartouche.

Sur la planète des mass-médias en furie, on parle de violence. Violence supposée de la France Insoumise. Violence de ses militant.es, Violence de son « tribun », Jean-Mélenchon.  On a même entendu certains grands éditocrates nous accuser de vouloir préparer un coup d’état parce que nous osions affirmer que Macron ne pourrait tenir ainsi tout le quinquennat. Un autre triste sire qualifie les électeurs de la France Insoumise d’ « abrutis » sans que cette insulte infamante ne soulève les remarques dans le landernau des dandys de plateaux TV. Ici un député « LREM » appelle à « pilonner Mélenchon », là on vandalise la permanence parlementaire d’une députée insoumise. Où est la violence ?

Que toutes ces belles personnes qui prétendent forger et formater l’opinion de nos concitoyens continuent leur tir de barrage : le feu nourri de leurs insultes et de leurs diffamations ne fait que renforcer dans le Peuple la curiosité et l’intérêt pour le mouvement insoumis. Il nous place au centre des feux croisés. Nous tenons face aux crachats. Nous nous opposons mais nous ne sommes pas cantonnés à la critique stérile : des dizaines de livrets thématiques, notre programme « L’Avenir En Commun » sont les témoins de notre réflexion et de notre détermination indéfectible à vouloir conquérir le pouvoir pour les mettre en application.

Brunet insulte les 7 millions d’électeurs de la France Insoumise :

https://www.youtube.com/watch?v=L7OiKK6-CwA

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Cette violence pathogène est celle d’un système à court d’arguments. Tous azimuts,  On ressort l’épouvantail à moineaux : le Venezuela. C’est la dernière cartouche. Qu’inventeront ils ensuite pour trainer dans la boue les millions d’hommes et de femmes qui ont porté et portent le projet de la France Insoumise dans leur tête et dans leur cœur ?

-Violence sociale : la Loi Travail XXL et la précarité de masse.

La violence médiatique n’est cependant qu’un contre-feu. Nous sommes préparés à l’encaisser. La violence sociale programmée par les ordonnances Macron sera quant à elle d’une dureté implacable avec les précaires. Dernier exemple en date : la suppression des emplois aidés. Des dizaines de collectivités déjà frappées de plein fouet par l’austérité budgétaire déclinée à toutes les sauces depuis Sarkozy et Hollande sont assommées par l’annonce. Ici on voit un maire servir lui-même les enfants à la cantine scolaire. Là, il s’agit d’Assistantes de vie scolaire  (AVS) qui ne sont pas reconduites dans les écoles. Je repense aussi à l’angoisse d’un responsable de l’association « Agir contre le chômage » dans le Nord qui va se voir retirer par pôle emploi son unique salarié. Dans une commune comme Denain, ce sont des dizaines d’emplois qui sont menacés, sacrifiés sur l’autel des règlements budgétaires par M. Darmanin et ses apprenti-sorciers.

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Le maire de Doignies ( Nord) sert lui-même les enfants de la cantine scolaire pour dénoncer la suppression des emplois-aidés. ( La Voix du Nord, 4/09/2017)

Indissolublement liée à cette violence sociale, une violence politique s’exerce : l’utilisation des ordonnances est une gifle au Peuple. C’est le symptôme d’un système démocratique à bout de souffle qui se crispe sur des leviers de passage en force.  La représentation nationale a une fois de plus était le témoin passif de la mascarade démocratique. Plus que jamais, la VIème République et le processus constituant qui est son cœur doivent être l’une de nos boussoles.

Face à toutes ces régressions, nous n’appelons pas à la résignation comme beaucoup de commentateurs. Le Peuple n’a pas donné un blanc-seing à Macron lors du deuxième tour de l’élection présidentielle. Nous appelons à l’organisation, à la démultiplication des initiatives de résistances. Bien sûr, comme nous l’avions été lors de la Loi Travail, nous répondrons toujours présents à l’appel des syndicats de combat pour la manifestation du 12 septembre.

 

Le 23 septembre nous appelons toutes celles et ceux qui souhaitent construire collectivement l’alternative politique à se joindre au rassemblement. Avec ou sans drapeaux, syndiqués ou non, militants politiques ou novices, précaires, retraité.es, étudiants, salarié.es… Nous sommes le Peuple !

 

Rassemblement du 12 septembre :

Dans le Nord

-Valenciennes, Place d’Armes 10h

-Lille, Porte de Paris, 14h

Marche contre le coup d’Etat social à Paris, 23 septembre

Des départs en bus de toutes les grandes villes du département sont organisés.

Pour vous inscrire c’est ici : https://materiel.lafranceinsoumise.fr/etiquette-produit/car-23-septembre/

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Image de une: Tableau « La Dernière cartouche », Alphonse de Neuville, 1873

Coup d’Etat social de Macron: organisons la Résistance!

«  Avec M. Macron, vous allez cracher du sang ». Cette phrase prononcée par Jean-Luc Mélenchon lors de son meeting à Lille pendant la campagne présidentielle avait fait bondir toutes les belles personnes qui commentent à longueur d’antenne l’actualité politique de notre pays.

Une fois plus, le fondateur de la France Insoumise était taxé d’outrance.  Ses  « propos violents empreints d’un populisme décomplexés » étaient condamnés par tout ce que le monde politique et éditorial compte de respectable.

Enivrés par le tourbillon de la victoire de Macron, nombreux sont celles et ceux qui se réveillent difficilement : le choc est douloureux. Le spectacle offert par la majorité En Marche à l’assemblée, inféodée au bon plaisir du Prince-Président Macron a refroidi les ardeurs des angéliques.

2 dossiers nous montrent bien que la victoire d’En Marche est la revanche des puissants et du MEDEF :

Dossier 1- le scandale de l’amiante : Le Permis de Tuer.

Depuis les années 50 et même depuis le début du XXème siècle la dangerosité des fibres d’amiante est avérée. L’amiante a été le matériau « roi » des trente glorieuses et de ce fait s’est immiscé partout : murs, toitures, trottoirs, tuyaux, objets du quotidien…. Partout autour de nous sommeillent encore des bombes à retardement. Car une fois dégradé et volatil, l’amiante est un poison mortel à moyenne ou longue échéance.

Pendant des années, les responsables d’Eternit, un des leader mondiaux de l’amiante, et les responsables politiques n’ont donné aucune consigne de sécurité particulière aux salariés de l’amiante alors qu’ils connaissaient pertinemment la dangerosité du matériau.  100 000 personnes sont déjà décédées des suites de cancers, de maladies respiratoires liés à l’amiante. On estime que dans les 20 ans qui viennent, 100 000 mourront encore.

Or, on vient de prononcer un non-lieu au pénal contre les responsables économiques de l’empoisonnement à l’amiante. Le motif ? «  On ne peut dater avec précision le moment de la contamination » des salarié.es. Ne connait-on pas leur date d’embauche dans l’entreprise ? N’y a-t-il pas un lien établi par les médecins entre leur activité et leur maladie ? Peu importe ! Le tribunal choisit de protéger les industriels et leurs intérêts économiques. On tue les malades et les victimes de l’amiante une seconde fois.  Dans les années 60, on faisait vider aux manutentionnaires les sacs d’amiante à bras nus pour l’usine « tuyaux » de Thiant : qui ne connait pas dans le Valenciennois la fameuse « gale du ciment », en réalité un cancer qui ne dit pas son nom ? La responsabilité des employeurs est un fait avéré. Il y a eu mise en péril des employé.es.

Nous demandons justice pour les travailleuses et travailleurs qui sont nombreuses et nombreux dans le Nord à souffrir à chaque respiration de leur exposition à l’amiante. Nous demandons justice pour les familles des disparus. Nous demandons justice pour les malades et morts à venir : car l’amiante va continuer son travail de destruction silencieuse.  L’usine éternit de Thiant (Nord) située dans la 19ème circonscription a produit des millions de tonnes d’éléments de construction divers pour l’industrie et les particuliers : murs de collèges, conduites d’évacuation, toitures et garages de particuliers, remblais…. L’amiante est partout. Les plans de désamiantages sont encore trop timides et les études d’impact sous-estiment la menace sanitaire. Il faut faire du combat contre l’amiante un enjeu national et européen. Nous le devons à toutes celle set ceux qui en sont morts et aux générations à venir.

Dossier 2- La réforme du compte pénibilité : un cadeau fait au MEDEF

Le fil conducteur de ces réformes menées par Macron c’est  la « libération du Travail », entendons par là des entreprises, mais surtout du grand patronat relié au MEDEF.

Quand Madame Pénicaud parle de « libération des entreprises » quand elle évoque la réforme du code du travail et du compte pénibilité, il faut entendre « aliénation » pour le travailleur.

Le gouvernement vient d’annoncer la réforme du compte-pénibilité. Le mot « pénibilité » qui heurtait les oreilles chastes du patronat, disparait. Il faudra maintenant parler du «  C3P » : « Compte professionnel de prévention ». De prévention, il n’en n’est plus guère question en réalité. La procédure change pour 4 des 10 risques inscrits dans la loi (postures pénibles, manutention de charge à la main, vibrations mécaniques, risques chimiques). Ainsi, dans le nouveau compte il ne sera plus nécessaire pour l’employeur de déclarer et de mesurer ces risques. Les travailleurs qui sont soumis aux risques cités plus hauts obtiendraient des « droits à départ anticipé à la retraite » s’il «  développe une maladie professionnelle, reconnue incapacitante à plus de 10% » par une « visite médicale de fin de carrière » ! On le constate : la « simplification » du droit du travail se fait belle et bien sur le dos des salarié.es. Cerise sur le gâteau le financement des droits ne s’effectuera plus par les cotisations spécifiques (comme prévu depuis 2014) mais dans le cadre de la branche accidents du travail-maladies professionnelles.

Comme dans un mauvais feuilleton, le MEDEF se félicite. Les syndicats et associations n’en reviennent pas. C’est un retour  « à la pénibilité vue par Fillon ». Dans cette pénibilité version « Macron » il faudra donc que le salarié prouve qu’il est bien en incapacité ou malade et il devra être déclaré comme tel afin de bénéficier d’un départ anticipé. Problème : le temps de latence de certaines maladies (comme dans le cas de l’amiante par exemple). Bien souvent, elle se déclare après la retraite !

«  Vous allez cracher du sang » : une phrase outrancière ? L’ampleur de l’offensive de destruction menée par Macron, Philippe et Pénicaud est sans précédent et laissera des traces. La vie quotidienne de millions de salarié.es va s’en trouver bouleverser. L’impact sur la santé, les conditions de travail, la vie familiale va être désastreux. C’est une société à deux vitesses, une justice de classe que ce gouvernement souhaitent promouvoir comme projet de société : le naufrage social est au bout de ce cap politique.

http://www.lemonde.fr/politique/article/2017/07/10/penibilite-edouard-philippe-donne-satisfaction-au-patronat_5158418_823448.html?utm_term=Autofeed&utm_campaign=Echobox&utm_medium=Social&utm_source=Twitter#link_time=1499679652

La France Insoumise poursuit sa structuration. Elle souhaite s’organiser comme une force d’alternative à ce monde de la Loi travail XXL. Ce travail d’opposition et d’alternative : nos député.es le construisent jour après jour à l’Assemblée Nationale. Nous nous devons dans la rue, dans les luttes sociales et écologiques d’œuvrer à la création d’un rapport de force populaire afin de peser sur le gouvernement. Quand le parlement est verrouillé, les forces sociales doivent donner et montrer toute leur force !

Retrouvons-nous sur le Front social, dans les luttes d’entreprises, avec les associations  pour construire une autre société solidaire et écologique.

Nous vous donnons rendez-vous pour une première étape ce mercredi 12 juillet à 18h, place de la République à Lille. Venez nombreuses et nombreux !

Justice pour les morts et malades de l’amiante!

Communiqué de la France Insoumise

Depuis 1996, à l’initiative des victimes, la justice a ouvert un dossier pour établir d’éventuelles responsabilités pour une intoxication qui a entraîné plus de 3000 morts par an à cause de l’inhalation de fibres cancérigènes.

Nous découvrons ce matin les réquisitions du parquet, datées du 13 juin, dans la procédure judiciaire concernant les victimes de l’amiante. En substance il est dit : « Oui il y a bien intoxication, mais, comme on ne peut pas dater le début ou la date de cette intoxication, on ne peut pas établir les responsabilités ! ». Le parquet demande donc la fin des investigations !

Dans la République Française la justice se rend au nom du peuple. Nous, France Insoumise, sommes une partie du peuple et nous ne voulons pas de cette injustice là, fut-elle maquillée d’arguties qui défient le bon sens : la dangerosité de l’amiante est documentée depuis la fin du XIXème siècle !

Paris : Manifestation nationale des victimes de l'amiante

Dès lors qui sont les responsables ? Les salariés sont-ils responsables ? Leur contrat de travail est un contrat de subordination par lequel un employeur, peut exercer son pouvoir de direction sur un employé. La simple lecture de cette définition devrait suffire pour établir qui a exposé qui !

En 2015 la Cour de Cassation a décidé de ne pas poursuivre les responsables publics, les hauts fonctionnaires et autres animateurs du « Comité permanent amiante » le lobby du secteur.

Cela suffit ! Le parquet communique ses réquisitions au moment même où tout le droit du travail, donc le droit social de millions de citoyens, est menacé. La santé des travailleurs du bâtiment, de la sidérurgie, d’Eternit et autres a été gravement dégradée et la justice rendue au nom du peuple se doit de ne pas enterrer ce dossier, il y a déjà eu bien trop d’enterrements injustes à cause de l’amiante.

Nous voulons apporter ici notre soutien sans réserve aux associations de victimes et à tous ceux qui défendent des conditions de travail dignes et sûres.

La CAPER ( association qui défend les malades et victimes de  l’amiante) organise un rassemblement à Thiant, le vendredi 30 juin à 18h30 ( rendez-vous à la salle des sport Auguste Delaune, face au terrain de Football).

 

Gaz de couche et de schiste dans le Denaisis et le Valenciennois : Non merci!

Le vendredi 23 juin les militant.es de la France Insoumise étaient présents à Denain pour participer à la réunion publique organisée par le collectif Houille Ouille Ouille.  Le collectif régional milite depuis des années pour l’interdiction de l’exploitation du gaz de couche et de schiste.

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A la différence du gaz de mine qui remonte naturellement en passant par les anciens conduits de mines et qui est exploité depuis des années, l’extraction du gaz de couche est particulièrement invasive et dangereuse. La fracturation des couches de roche et de terre est nécessaire pour extraire un gaz prisonnier à près de 2km sous terre. L’injection d’un mélange d’eau et de produits chimique sous pression provoque des dégâts irréversibles et pollue les nappes phréatiques d’eau potable.

Notre région parcourue de galerie de mines est convoitée par les entreprises qui souhaitent obtenir des permis d’exploration et d’exploitation. L’exploitation des gaz de couche et de schiste provoquerait un désastre sanitaire et environnemental dans un territoire au  sous-sol déjà fragilisé.

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Nicolas Hulot vient d’annoncer qu’il souhaite modifier le code minier afin d’empêcher la délivrance de nouveaux permis d’exploration et d’exploitation. Il ne revient cependant pas sur les permis déjà accordés. Par ailleurs, comment souhaite t-il faire appliquer cette décision alors que le gouvernement auquel il fait partie soutient le CETA et le TAFTA, accords qui permettent l’extraction du gaz de couche ?

La France Insoumise dénonce la duplicité du Gouvernement Macron-Philippe sur la question environnementale. La question du gaz de couche et de schiste est une question de santé publique. La France Insoumise s’oppose à son exploitation et à la délivrance de tout nouveau permis. Nous souhaitons par ailleurs revenir sur les concessions déjà accordées.

L’exploitation de ce gaz n’apportera en outre aucun emploi pérenne à notre bassin de vie. Au contraire, la France Insoumise propose de diversifier les sources d’énergies durables pour sortir du fossile et atteindre le 100% d’énergie renouvelables en 2050. C’est en lançant un grand plan de ré industrialisation durable dans l’éolien, le solaire et les industries liées aux nouvelles sources d’énergies que nous parviendrons à relancer l’emploi dans notre territoire.

 

Contact : 19circonscription@gmail.com

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Réaction de la France Insoumise après le second tour dans la 19ème circonscription

Au lendemain du 2eme tour des législatives avec un taux record d’abstention qui quelquefois Atteint plus de 63%.

Le bassin minier est maintenant couleur brune

Les résultats dans la  19ème circonscription marquent l’échec cuisant du Parti Socialiste et de la députée sortante.  C’est l’échec d’un quinquennat de renoncements (le pacte de stabilité) et de trahisons (la loi El Khomri).

Les politiques libérales menées depuis 40  ans n’ont amené que de la misère et du désespoir, terreau fertile pour les idées frontistes.

Le Denaisis, le Valenciennois et l’Ostrevent sont et resteront une terre ouvrière et de lutte !

Le Parti Socialiste qui avait toutes les manettes du pouvoir en 2012 porte une lourde responsabilité dans la victoire finale du Front National.

Nous France Insoumise n’attendons rien de Monsieur Chenu : les idées qu’ils portent ne feront qu’accroitre la division entre les habitants de la 19ème circonscription. Nous ne laisserons rien passer des décisions qui porteraient atteinte aux intérêts des classes populaires et à leur dignité.

Nous France Insoumise souhaitons construire une alternative politique, sociale et écologique au Front National  afin que le mandat de Monsieur Chenu ne soit qu’une parenthèse vite refermée.

Enfin, la France Insoumise lance un appel à l’ensemble des électeurs de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle afin qu’ils nous rejoignent pour construire cette nouvelle force politique.  13 groupes d’appui de la France Insoumise existent déjà sur le territoire de la 19ème : c’est une force qu’il nous faut développer encore !

Contact : 19circonscription@gmail.com

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